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Je m’appelle Julie et j’ai décidé de partir au Togo afin d’aider une population défavorisée et aussi pour des raisons personnelles. Par le biais de l’organisation AIME je suis partie au départ dans l’association MJSFD.

De la j’ai rencontré ma binôme qui se nomme Aurianne. Nous sommes restées 2 semaines dans l’association car un ensemble d’événements nous a poussé à un départ précipité. Ma binôme aillant une amie avec la nationalité Togolaise nous a aidé a être hébergés en attente d’une solution. De connaissance en connaissance, nous avons atterri dans l’association AGOPODE dont le dirigeant est Koffi Sesse AWUNYO. Son travail vise les enfants en situations de rue: il prend en charge les plus grands à partir de 15 ans, pour les accompagner dans l’autonomie à travers des métiers artisanaux. Actuellement la fabrication de bijoux et d’autres projets sont à venir.
Quant à nous les volontaires, nous avions pour missions l’alphabétisation et les mathématiques à enseigner aux plus jeunes. Un local est à disposition pour ces activités à Lomé.

Il y a aussi 2 fois par semaines une visite à la prison de Lomé, dans un premier temps il fait du sport avec les femmes détenues. En second temps, il y a un groupe de discussion. Travaillant aussi avec l’association Amagan, les volontaires donnent des cours de soutien scolaire aux enfants.

Malgré un commencement agité et inattendu, je suis fière d’avoir pu remplir l’objectif principal fixé: AIDER.
J’ai pu vivre ce que j’ai voulu, voir, ressentir et toutes les bonnes choses que nous avons vécus pendant 3 mois. Je ne peux mettre de mots sur tout ça car il faut le vivre pour le comprendre mais aussi le vouloir. Ça restera une expérience à ne pas oublier et unique, surement la meilleure!
Au départ AGOPODE ne prend pas de volontaire. Nous avons été une exception et je suis ravie d’avoir donné au dirigeant l’envie d’en accueillir de nouveaux. Pour moi les points à revoir: Le financement des volontaires auprès de
l’association et du logement sont à développer pour les futurs volontaires.

Julie DESMERGERS

Je me suis immergé auprès des réfugiés Karens pendant 6 mois. J’ai été enseignant dans un centre qui a pour ambition de former des élites communautaires et politiques. En y allant, j’ai pensé que l’apprentissage du droit international pouvait favoriser, à l’échelle qui est la nôtre, une construction plus sereine de la paix.

J’ai découvert une crise oubliée. Trois générations d’une minorité qui n’ont connu que la guerre civile. 100.000 réfugiés à la frontière thaï, coincés depuis des décennies et qui sombrent progressivement dans la sous nutrition. J’ai découvert que les réfugiés projettent leurs espoirs sur des acteurs internationaux idéalisés (Nations-Unis, États-Unis) et qu’en même temps des activités karens de plaidoyer se mettent en œuvre en Birmanie. J’ai aussi découvert que le récent cessez-le-feu n’inspire pas confiance, que beaucoup de Karens souhaitent reprendre le combat et que le processus de paix est plus fragile encore qu’il n’y paraît.

Voyant cela, j’ai élaboré un cours s’articulant de la manière suivante.
– J’ai déconstruit le fantasme des Nations-Unis en présentant les rapports de force qui se jouent dans cette institution ; droit de veto, principe de non-ingérence.
– J’ai posé des bases permettant de construire des activités de plaidoyer ; clarification du discours, syllogisme juridique, forces et faiblesses des différents engagements internationaux invocables.
– J’ai clarifié avec eux les droits et obligations des réfugiés avant d’évoquer les difficultés, à plusieurs égards, propres au contexte thaïlandais.
– J’ai exposé les obligations propres aux conflits armées, que tout soldat doit en tout temps respecter.

Ce travail a été accompli dans un contexte difficile de solitude et de manque de confort. Il n’a pu être réalisé qu’avec le soutien humain des autres bénévoles d’AIME, de sa direction et des responsables pédagogiques de l’école de Thoo Mweh Khee. Si il venait à être repris et approfondi, il favoriserait une sortie de crise digne pour les civils Karens et Birmans, victimes de la plus longue guerre civile que le monde ne connaisse aujourd’hui.

Nous sommes parties pour un peu plus d’un mois au Safe Heaven Learning center, devenu Ban Pak Audomsung. Nous sommes arrivées dans un orphelinat, comme l’association Aime l’indiquait : ” Safe Heaven Orphanage”. Il s’est avéré que nous n’étions pas au bon endroit, mais nous avons été conduites au centre familial de Gloria.

Nous y avons trouvé 5 maisons, dont la cabane des volontaires, 2 maisons des filles de Gloria vivant avec leurs enfants, la maison de Gloria ainsi qu’une salle de classe et un dortoir. Nous avons été accueillies par les 5 autres volontaires déjà sur place.

Nous avons rencontré les 15 enfants vivant sur le camp dont 5 enfants qui ne faisaient pas partie de la famille et étaient accueillis par Gloria. N’ayant pas de papiers ces 5 jeunes de 10 à 18 ans n’avaient pas la possibilité de se rendre à l’école Thaï.

Quant à nous, nous donnions des cours d’anglais aux 4 filles qui restaient toujours sur le camp et s’occupaient de la cuisine, des plus petits enfants, de l’entretien etc… Leur envie d’apprendre était forte et se sentait dans les progrès qu’elles faisaient ! Nous essayions de varier les approches pédagogiques, en passant par des jeux, des chansons afin de garder leur intérêt et leur concentration. Quand tous les enfants étaient sur le camp nous essayions de donner des cours d’anglais collectifs ou de jouer tous ensemble sur le terrain que nous avions nettoyé et débroussaillé à notre arrivée.

Nous avons également aidé à la construction du nouveau dortoir.

En ce qui concerne la communication, elle n’était pas toujours facile car Gloria était la seule parlant anglais sur le camp. Cependant, il en résultait des échanges très amusants voir touchants avec les enfants!

J’ai passé 40 jours très marquants dans ce centre familial, où les échanges m’ont enrichi et le mode de vie des Karens m’a poussé à réfléchir. Je suis heureuse et pleine de gratitude d’avoir pu vivre cette expérience inoubliable, et il faut avouer que les enfants et leur spontanéité me manquent !

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Cette mission au sein de Thoo Mweh Khee Learning Centre a été l’expérience la plus enrichissante de ma vie. Avoir eu la chance de côtoyer le peuple Karen et de vivre à leurs côtés pendant plusieurs mois m’a permis de (re) découvrir les notions de simplicité, de solidarité et d’humanité.

J’ai appris que l’essentiel résidait dans le regard et dans les gestes, dans le don de sa personne et l’écoute à l’Autre ; des choses simples que l’on oublie pourtant aisément dans nos cultures occidentales.

Cette véritable expérience de vie a renforcé mes convictions tout en m’ouvrant à une nouvelle culture.

Malgré la difficulté que cette communauté connaît depuis des décennies, persécutée par la junte birmane, cette population, et plus particulièrement les enfants de l’école, font preuve d’un courage et d’un sourire à toute épreuve.

Ces étudiants sont le futur de la communauté Karen.

Existe t’il des mots assez puissants pour décrire l’incroyable aventure humaine que je viens de vivre? J’en doute sincèrement. Pourtant ces trois semaines resteront à jamais gravées dans mon cœur.

Après 4h de van et 4h de tuk-tuk, j’ai rejoins les Psychomothaï au Safe Heaven Learning Center, à 30 minutes de marche de Ban Tha Song Yang, le village le plus proche. Nous somme ici perdus en pleine jungle, à 6km de la frontière avec le Myanmar (la Birmanie pour les anciens). Dans ce centre sont accueillis des réfugiés du peuple Karen. Pour la petite histoire, c’est une minorité ethnique qui vit dans les montagnes birmanes, que les autorités cherchent à mettre dehors comme d’autres ethnies dans le pays. Il existe un accord avec la Thaïlande plus ou moins clair de ce que l’on en a compris qui stipule que les Karens peuvent vivre à la frontière Myanmar/Thaïlande, sans pour autant avoir le droit d’avoir des papiers. En très raccourci, ils sont tolérés sur le sol. Du fait que les enfants n’aient pas de papiers, ils ne peuvent pas aller à l’école en Thaïlande. La mission initiale des psychomothaï était d’évaluer les problématiques psychomotrices, d’aider à soutenir le développement psychomoteur des enfants, de traiter des problématiques affectives liées au déracinement, d’apporter du matériel scolaire et psychomoteur, et promouvoir notre beau métier.

Quelques semaines avant leur arrivée au centre, il y a eu de grosses pluies qui ont dévasté une partie du camp, et ont obligé la plupart des enfants à partir pour revenir quand le nouveau dortoir sera construit (normalement d’ici avril). Résultat des comptes il n’y a plus beaucoup d’enfants réfugiés et des infrastructures à reconstruire.

Avec l’argent qu’ils avaient récolté, les psychomothaï ont pu financer une grosse partie du nouveau dortoir. C’est ainsi qu’entre un cours d’anglais et une séance de psychomotricité on était réquisitionnés pour transporter des parpaings (en tongues, sous 40 degrés, dans une descente digne d’une piste de ski).

Semaine après semaine, les travaux ont avancé, les filles ont bien progressé en anglais, et les séances de psychomotricité se sont doucement mises en place.

Le confort au camp était simple, pour ne pas dire sommaire: le sol en guise de matelas, scorpions et serpents qui s’invitaient dans notre cabane, deux bassines d’eau froide pour se doucher, éclairage à la frontale pour traverser le camp, trou dans le plancher qui m’aura valu une chute mémorable, les chèvres qui rentrent en salle de classe…  Pourtant, la vie y était plus douce qu’ailleurs et c’était tout ce dont nous avions besoin pour travailler et être heureux. Les sourires des enfants étaient nombreux ont rempli nos journées de motivation.

Ces personnes qui ne possèdent pas grand chose mais ont tout à donner, un partage immense, de la bienveillance, voici ce que je garderais précieusement dans ma mémoire de cette aventure hors du commun. Je me suis sentie chez moi là bas.

Manon, Morgane, Thomas, Manon, Héloïse, mes chers Psychomothaï, survivors en terre Karen, partenaires de travail, de fou rires et de situations galères, je vous adresse encore une fois un immense merci pour m’avoir accueillis à bras ouvert dans votre projet, c’était 3 semaines hors du temps et qui sont passées à la vitesse de la lumière à vos côtés. ❤️
Merci à Gloria et Christopher de m’avoir accueillie chez eux,
Merci à Nawmumu, Namudah, Kylai, Namoumou, Nunupaw, Kokuapo, Nunubee, Leelee, Loulou, Dadapo, Papla & tous les enfants qui me manquent déjà énormément et que j’espère sincèrement retrouver pour Noël.⭐️

Je mesure la chance que j’ai de pouvoir voyager comme cela, et de faire des rencontres aussi enrichissantes, mais cela dépasse toutes mes attentes.

Ce soir je “dors” sur les banquettes de l’aéroport de BKK en attendant mon vol direction le Cambodge demain matin à l’aube. Et avec de merveilleux souvenirs en tête ! 🇰🇭

Le site de psychomothaï : https://psychomothai.jimdo.com

PS: Po en Karen ça veut dire fleur. J’étais ravie de me faire appeler Popo pendant tout ce temps

XIIe Feria de Silico Creek.

November 8, 2017 by Marie Dalmeida

La cloche communautaire retentie, certains des habitants de Cilico Creek se réunissent de plus en plus souvent. Les gens discutent, discutent… Ils disent que beaucoup de choses sont encore à faire, à préparer avant le 12 octobre…

Mais que se passe-t-il-à Silico ?

La Feria s’organise, peu à peu !

La particularité de la Feria de Silico Creek est qu’elle se consacre à la promotion de la production agricole organique. Durant 4 jours, sont mis en valeur les produits des agriculteurs du village, puisqu’aucun d’eux n’utilisent d’engrais ou de pesticide dans leur « finca » (leur ferme). Leur cacao, leurs platànos, leur café, leurs cocos…, tout est produit de façon naturelle. Ici, nous sommes bien loin des plantations industrielles de bananes de Changuinola.

Une vingtaine de producteurs de Silico a participé à la feria, en construisant sa « caseta » au centre du village, petite devanture construite de bois et de feuillage, afin d’exposer ses produits, de les vendre aux curieux visiteurs, et d’acquérir de nouveaux clients pour le reste de l’année. Les volontaires ont aidés à la construction de ces petites cabanes, l’occasion d’apprendre pour eux comment faire J

 

En un mot, Silico Creek veut montrer qu’il est possible d’organiser une Feria composée uniquement d’activités « saines ». Comme pour le reste de l’année, les habitants et les passants ne pourront ni boire de l’alcool, ni fumer au sein du village. En revanche, ils auront le loisir de manger dans plusieurs restaurants –éphémères- des plats concoctés à partir des produits issus des fermes de chacun (comme la fameuse « sopa de pollo », soupe de poulet), de croquer une orange le temps d’un concert de decima, chant typique de la région, ou de boire une coco en regardant courir les participants du marathon (moi-même arrivée en 2e position !)

Un concours d’oration, des discours prononcés par des lycéens, portait également sur le thème de l’agriculture biologique et de ces bénéfices pour la nature et les humains. 6 candidats ont montré leur zèle et leur talent en rappelant à quel point la production biologique était la seule voie viable pour un avenir saint.

Faisait également partie du programme, plusieurs concours : pelage de riz (cf photo), épluchage d’orange, de coco (à coup de machette !), l’occasion de conserver et de promouvoir un savoir-faire traditionnel. Enfin, ont également été organisés un tournoi de volleyball et un autre de football (dont l’équipe de Silico est sortie victorieuse !). Bref, de quoi faire venir du monde de loin…  Chaque jour, de nombreux visiteurs ont fait le déplacement afin de profiter de cette feria bien particulière. Parmi elles, des personnalités, comme la señora Rudas Cheffe du service culturel du ministère de la justice, au niveau national.

C’est Arnoldo Aguilar, le gérant de coopérative Solary, qui administre également le programme Nirien Waire, qui organise chaque année cette Feria, il en est le régisseur principal (sur tous les fronts !) aidés des habitants, des volontaires, et d’Eligio Castillo, président de la coopérative mais également responsable de l’antenne du ministère de l’environnement du département de Chiriqui Grande. Il a d’ailleurs été remis à cette occasion à la coopérative, un chèque de 100 000$ de la Banque Nationale, afin qu’elle administre localement le programme national d’amélioration de la chaine de valeur de cacao, qui vise en une augmentation des revenus des producteurs, par un accompagnement vers une amélioration de leurs produits. La coopérative administrera le programme pour la dizaine de producteurs du village, ainsi que pour les producteurs de 5 autres communautés environnantes.

L’an prochain, il semblerait que l’électricité sera arrivée au village, ce qui changera grandement le village de cette Feria, et lui donnera, on l’espère, une ampleur encore plus importante.

Lucille GUITTON

C’est la deuxième fois que la Coopérative de Gironday participe au programme de microfinance Nirien Waire. La coopérative Gironday est une coopérative vieille de 30 ans. Prenant la forme d’une épicerie, elle permet pour la population un accès de proximité à des ressources alimentaires tel que le riz, l’huile, sucre, conserves, produits ménagers, boissons…; sans devoir se déplacer dans le centre ville de Changuinola. De plus c’est un commerce communautaire, géré par la communauté indigène du quartier. La majorité des bénéfices générés par la coopérative est réinvestie pour élargir l’inventaire de l’épicerie. L’autre partie est redistribuée en fin d’année entre sa vingtaine de sociétaires.

Pour sa deuxième participation au programme, la coopérative Gironday a contracté un prêt d’un montant de  2000$ afin d’élargir la gamme de produits proposée à sa clientèle. Cet endettement était nécessaire du fait de la concurrence, de par l’implantation récente d’une superette non communautaire et de plus grande taille dans le voisinage. Une non augmentation de la taille de leur inventaire, aurait pu à terme, menacer la pérennité de l’activité de la coopérative Gironday.

Durant la période du prêt (Sept 2016- Sept 2017) la valeur de l’inventaire a augmenté de 3800$ à 6600 $, soit une augmentation de l’inventaire d’environ 73% sur l’exercice du programme Nirien Waire !

Augmenter leur flux de trésorerie leur a également permis de régler des factures liées à des travaux d’aménagement de l’épicerie, notamment de régler une facture liée à la rénovation des canalisations.

4 nouveaux membres se sont inscrits au sein de la coopérative Gironday durant leur participation au programme Nirien Waire.

La coopérative Gironday a pu formaliser un peu plus son activité par l’embauche d’un comptable attitré garantissant la stabilité de l’activité.

Témoignage du président de la coopérative Gironday :

«  Nous sommes très heureux d’avoir participer au programme Nirien Waire, cela nous a permis de formaliser notre activité ».

Le président et quelques membres de la coopérative présents lors de la dernière mensualité du remboursement du prêt nous ont vivement remerciés, ils étaient très satisfaits de la coopération entre les deux coopératives de Bocas Del Torro et l’association AIME.

« Merci à la coopérative Solary, et à l’association AIME qui nous ont permis de grandir et de nous développer non seulement en tant qu’épicerie mais également en tant que coopérative.»

Grâce à leur double participation au programme Nirien Waire, la coopérative Gironday  a fait un pas de plus vers l’autonomie. L’autonomie financière des projets appuyés par le programme est l’objectif final recherché. De fait, ils ne contracteront plus d’autres prêts, dans l’immédiat via le programme Nirien Waire.

Grâce au programme Nirien Waire, une volonté de coopérer entre les coopératives est née. Même si la collaboration ne sera plus d’ordre financière, les membres de la coopérative Gironday espère qu’une collaboration demeurera et que d’autres formes de coopérations émergeront de ces deux années de collaborations.

 

Ce fut intense, merveilleux, difficile parfois, mais au final inoubliable.

En Thaïlande, à Ban Tha Sang Yang j’ai découvert un havre de solidarité, de bienveillance et
de générosité. Le dépaysement a été total. J’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendait.

Je me souviens de mon arrivée à l’orphelinat. Après un voyage long et riche en émotions, ce
petit havre de paix est apparu beau milieu de la jungle thaïlandaise. Gloria et Christopher,
m’ont tout de suite accueilli comme leur propre fille. J’ai fait la rencontre de trois autres
bénévoles : Nicolas, Félix et Margaux. Et les 25 enfants birmans m’ont ouvert grands leurs
bras. Jamais je n’aurais pensé créer des liens aussi forts avec des personnes avec qui tout
nous opposent.
Et pourtant très rapidement, les journées passèrent et les moments du quotidien avec les
enfants créèrent des relations indescriptibles. Malgré la barrière de la langue, nous avons
partagé pleins de souvenirs et de moments hors du commun rythmé par les rires, les jeux, et
la musique.
Chaque jour nous essayions de mettre en place de nouvelles activités ludiques. Certaines
journées étaient plus longues que d’autres à cause de la chaleur. Mais au final, chacune
d’elles était unique. Nous avons transmis notre savoir au travers des cours d’anglais. Les
enfants progressaient jours après jours. Certains plus lentement que d’autres, mais ils
étaient tous curieux d’apprendre. Le reste du temps, nous aidions avec les tâches du
quotidien. Grâce à une cagnotte en ligne collective nous avons pu fiancer l’installation de
l’électricité permanente sur le camp. Ce fut un énorme changement pour l’orphelinat.
Désormais, ils pourront cuisiner à l’intérieur en période des grandes pluies.

Au travers de ma mission en Thaïlande, j’ai redécouvert le sens des mots solidarité,
générosité et courage. Malgré la dureté de leur quotidien, leurs sourires ne disparaissaient
jamais et leurs rires ne cessaient jamais. Je n’oublierai jamais Kokuapo, Nonopo, Papla,
Nopé, Dada, Lalapo, Nonobé, Gloria, Kookie, Gugu, Leelee, Loulou, Dewdew, Kuku,
Tchouatchouapo, Sathé, Nangné, Namouda, Namoumou, Changné, Satoutou, Somowé,
Somémé, Christopher… Ils m’ont tellement offert tout en n’ayant rien, et j’espère avoir
amélioré leur quotidien en apportant mon savoir-faire et mon aide.

« Jeune diplômée en marketing, j’ai toujours rêvé de partir en mission humanitaire. Lorsque mon premier contrat de travail est arrivé à son terme je me suis dit c’est l’occasion ou jamais. Je suis donc rentrée en contact avec l’association Aime  et mon incroyable aventure a commencé.

Avant le départ beaucoup de formalités : vaccins, visa, médicaments, préventions des risques… des obligations à remplir qui pourraient presque freiner l’envie de partir. Les infirmières qui me parlent de toutes les maladies ou l’ambassade qui évoque les possibilités d’enlèvement, de vol voire pire encore ne m’ont pas rassurés. Mais motivée je décide de partir et me faire ma propre idée du Togo.

Dès mon arrivée je suis reçu par deux membres de la NVM : Agbe (président) et Papkul (secrétaire général) à l’aéroport de Lomé. Leurs gentillesses et leurs accueils chaleureux dissipent toutes mes inquiétudes. Ils me conduisent au siège de l’association pour ma première nuit. Je me réveille le matin à Lomé et je suis « chouchoutée », ils me préparent à manger, ils sont à mon écoute et répondent à toutes mes questions. En fin de journée c’est le départ pour le village. Je suis accompagnée de Papkul et trois autres volontaires togolais de la NVM.

Au village c’est le dépaysement : pas d’eau courante, pas d’électricité … je suis loin du confort que je peux avoir en France. Et pourtant je me sens très vite très bien : loin de tout et loin de l’agitation urbaine. Je m’adapte vite aux quotidiens du village et cela grâce aux quatre personnes avec moi qui prennent soin de moi et qui veillent au bon déroulement de ma mission. De plus les habitants de Todome sont d’une extrême gentillesse et d’une grande générosité. Ils ont peu de choses et pourtant  veulent toujours tout donner ou partager. Quand je me promène dans le village les gens me saluent et les enfants ont la joie de vivre. Une joie communicative !

Le but de ma mission était de donner des cours de français aux enfants du village. Ce que je faisais avec grand plaisir tous les matins. Un soutien scolaire avant la rentrée des classes pour améliorer le niveau général. J’ai eu la chance d’enseigner à des élèves qui avaient envie d’apprendre et de progresser.

Les autres volontaires avec moi ont eu la gentillesse de me faire découvrir les villages aux alentours, les traditions, la cuisine traditionnelle, les rites, la culture … Durant ma mission nous étions toujours tous ensemble pour partager les repas, se promener, jouer avec les enfants ou parler de la vie. Je peux dire que ces personnes sont devenues de vrais amis avec qui je suis toujours en contact. J’ai beaucoup appris à leurs côtés et j’ai vraiment hâte de pouvoir les revoir.

J’ai admiré les togolais que j’ai rencontré qui ont une grande ouverture d’esprit et une grande intelligence de la vie. Je n’oublierais jamais les enfants qui s’amusent d’un rien, qui ont un grand respect pour les anciens, qui aident leurs parents dans les tâches quotidiennes, qui profitent de la vie et de ce qu’elle leur donne.

Je suis tellement heureuse d’avoir vécu cette expérience. Je n’ai envie que d’une chose repartir. Ils m’ont apporté tellement plus que ce que j’ai pu leur donner.

En tout cas mon partenariat continue et même si je ne repars pas tout de suite, je prévois d’envoyer des colis avec des fournitures scolaires pour les enfants ou participer aux collectes de don.

Une vraie leçon de vie, merci ! »

Le Sénégal est un pays riche de ses habitants. L’hospitalité du pays est sans nul pareil, et il est certain que visiter le Sénégal c’est adopter une famille. L’accueil y a été plus que chaleureux et j’ai été exceptionnellement honorée de faire parti de l’une des leurs.

L’une des choses les pus faciles a été l’intégration, la connexion qui s’est très vite opérée spontanément. Mon ouverture aux autres m’a très vite permis de me sentir à mon aise.
Cependant, La promiscuité et le poids familial est très présent au Sénégal. Le manque d’intimité peut se faire ressentir. Le besoin de se retrouver seule dans son univers peut manquer parfois.

Cela a été une expérience fortement enrichissante particulièrement sur le plan humain. J’ai appris beaucoup, notamment des choses personnelles que je ne pensais pas remettre en cause. Le cadre n’a pas du tout été celui auquel j’aurai pu m’attendre, mais j’ai repoussé mes limites et je suis fière d’être sorti de ma zone de confort.

Je n’ai pas eu la sensation d’avoir surmonter un étape difficile à mon départ de la France. Néanmoins, mon retour l’a été puisque la nostalgie de mes rencontres et coups de coeurs m’ont beaucoup attristés.