Mission: Panama 2011

Témoignage de Paola

July 14, 2011 by Adrien Arnoux

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J’ai été invitée à participer à la première mission de « Grandir Ensemble Panama » en 2011. 

Pour moi c’était l’opportunité parfaite pour m’engager dans une ONG qui me permettrait de me réaliser professionnellement et personnellement, surtout à ce moment-là où je venais de finir mes études en psychologie.

Au début j’étais un peu nerveuse car j’étais la seule latino-américaine dans le projet, plus spécifiquement la seule mexicaine. En plus, je ne parlais pas très bien français, je ne connaissais pas tous les intégrants de l’équipe et j’étais la seule psychologue.

Au fil des jours cette nervosité est devenu un sentiment de bonheur et de paix. Évidemment je m’étais trompée, je n’avais aucune raison d’être nerveuse car tous les intégrants m’ont fait sentir bienvenue et tout de suite partie à 100% de l’équipe.

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Sans doutes, je peux vous dire que ce fut la meilleure expérience que j’ai vécu au niveau personnel et professionnel. C’était évidemment une expérience de travail mais dans un environnement très naturel et où à chaque fois qu’on faisait une activité avec la Western union money transfer communauté on pouvait se rendre compte du fruit de notre travail.
Chaque sourire, chaque rire, chaque « merci » comblait mon cœur.

Si tu as l’opportunité de participer avec AIME soit dans l’organisation des projets soit sur le terrain n’hésite pas, je te promets qu’une expérience comme ça va changer ta vie.

Paola Dueñas Estrada

Témoignage d’Arnaud

July 14, 2011 by Adrien Arnoux

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Six mois d’échange, 2 mois de voyage et tant d’aventures; c’est pourtant ce nom qui me reste en tête: Silico Creek

Cette communauté atypique du nord du Panama où le temps s’est arrêté.

J’y ai fais la rencontre d’un mode de vie, parfois bien loin des idéaux que l’on nous propose, imparfait donc et pourtant complet.
Cette population à qui tout ou presque m’oppose m’a accueilli de la manière la plus simple et chaleureuse qui soit.
J’y ai découvert leur culture, religieuse et agricole, les champs de cacao, les bananiers, une coopérative, un atelier artisanal, l’organisation de la vie commune, les activités quotidiennes.
J’ai également appris que l’on pouvait se doucher à l’eau froide, vivre sans lumière artificielle, dormir dans de très simples cabanes en bois et se faire réveiller par le chant des oiseaux.

Puis ceux qui sont derrière tout ça, cette population qui m’a beaucoup appris et qui m’a fait comprendre que je pouvais moi aussi leur apprendre quelque chose.

C’est ce qui m’amène à comprendre aujourd’hui que ce que j’apprends à HEC ne me sera pas seulement utile au sein d’une entreprise.

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Témoignage de Mariane

July 13, 2011 by Adrien Arnoux

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Cet été, je suis allé vivre dans une communauté indigène au Panama, sans électricité ni internet pendant 3 mois ! Folie, penserez-vous ! Mais pas du tout !

Je me rappelle encore très bien de notre arrivée à Silico Creek. Nous avions demandé au bus de nous laisser au km 25. Cela faisait une heure et demi que je regardais le paysage, et que je me demandais, non sans inquiétude, ce que j’allais découvrir.

Descente du bus : nous étions déjà attendus, on nous serre la main, prend nos bagage, Renaud et Paola qui étaient déjà sur place nous accueillent avec un sourire serein. Il semble qu’ils ont déjà trouvé leur place ici.

Nous allons dormir dans les « cabañas», petites huttes en bois, dans lesquelles sont accueillis les touristes qui passent par la communauté. Nous avons notre propre petite cuisine (sans frigo bien sûr et avec quelques invités non désirés !)

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Le travail sérieux commence. Tout au long de l’année, nous avions préparé des beaux dossiers présentant notre action sur place, mais nous sommes maintenant confrontés à une réalité que nous n’avions pu qu’imaginer jusqu’à présent. Un nettoyage d’esprit s’impose.

Nous passons la première semaine à s’imprégner de la culture, connaître les gens du village, comprendre leurs besoins, leurs attentes. Nous définissons ensuite un plan d’action. Nos réunions sont bercées par le chant des oiseaux et souvent interrompues par les enfants qui viennent nous rendre visite. Nous persévérons et identifions les différents groupes que nous pouvons aider : initiative de tourisme communautaire, coopératives d’artisanat, école primaire, coopérative de Cacao…

Nous passerons notre temps entre formations, discussions, ateliers, travaux manuels et cours pour apporter notre contribution à cette communauté. Nous observons beaucoup, pour apprendre d’eux autant que ce que nous souhaitons leur apprendre, pour réellement participer à un échange qui soit bénéfique pour nous tous.

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Il s’agit finalement d’une expérience incroyable que AIME m’a apporté avec ce voyage. En effet, nous avons appris à gérer un projet, avec tous les rebondissements que cela implique. Cela m’a apporté une expérience terrain valorisable, avec la compréhension des enjeux du développement. Finalement, le contact avec une culture très différente de la notre m’a permis de me développer intérieurement, de trouver le calme et l’écoute qu’il me manquait à Montréal et d’en sortir plus mûre, plus forte et encore plus déterminée à « Partager pour mieux grandir » !

Témoignage de Renaud

July 13, 2011 by Adrien Arnoux

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Il est 5 heures de l’aprem’. Allongé dans le hamac, j’apprécie l’air lourd et chaud qui pèse sur la communauté. Autour de moi, la jungle, quelques cabanes de bois, des milliers d’insectes et d’oiseaux, et des amis… Je profite tranquillement des derniers rayons de soleil, avant que l’obscurité tombe sur le village. Ce soir au menu, poisson frit, yanikeke et bollo. 

Mais où suis-je ? Pourquoi ? Comment me suis-je retrouvé en haut de cette colline au milieu d’une épaisse forêt tropicale ?

Il est assez difficile de trouver un début à cette histoire. J’ai l’impression que c’est le résultat d’une longue série de conversations, de rencontres et de débats, et surtout le fruit d’une énergie collective mise au service des autres. 

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Cette communauté où nous sommes s’appelle Silico Creek. Une quarantaine de maisonnettes, le plus souvent faites de bois et de palmes, une école, un terrain de foot, des centaines de poules et quelques porcs, une petite rivière, quelques collines et environs 500 personnes qui vivent dans une simplicité parfois frappante. Des sourires inoubliables, des cris d’enfants qui ne s’arrêtent jamais, et des apprentissages au quotidien… Voila ce que l’on reçoit quand on a la chance de partir en mission avec AIME.

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Mais le plus important est l’échange qui s’opère entre un groupe de jeunes étudiants « occidentaux » et des indigènes Ngöbe. De notre coté, nous travaillons dur pour pouvoir mettre en place des projets qui puissent à moyen et long terme avoir un impact sur leur condition de vie, nous investiguons, nous nous réunissons, nous brainstormons, pour être les plus efficients possible dans ce contexte. D’un autre coté, chaque jour est rempli de nouvelles découvertes culturelles, culinaires, artisanales, linguistiques, et de grands moments de partage. Vivre près de 3 mois dans des cabanes de bois sans électricité au milieu de la forêt est une expérience inoubliable. Inoubliable ! Et vivre ces moments la entouré de ses amis est une chance unique.

Si les habitants de cette communauté profitent des résultats de notre travail autant de ce que nous profitons de cette expérience, alors on peut dire que nous avons changé leur vie. Ce qui est sur, c’est qu’eux ils ont changé la mienne.

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