Alice : « EcoGreen est une grande famille. Tu ne peux que te sentir au top ! »

Alice : « EcoGreen est une grande famille. Tu ne peux que te sentir au top ! »


Il était pour moi important de partir à l’étranger. L’ouverture aux autres, au monde, la découverte de nouvelles cultures, de nouveaux horizons totalement différents des nôtres nous nourrit et nous fait grandir. En fin de première année d’étude à l’école 3A, nous devons effectuer un stage, je voulais un projet porteur de sens et en liens avec mes valeurs et mes luttes.
Plusieurs missions me plaisaient, plusieurs endroits également. Avec ma première année à 3a, et tout ce qui se passe dans notre monde actuel, le respect de l’environnement et l’écologie sont des piliers de mon mode de vie. Le discours de Lloyd, directeur de EcoGREEN Foundation était celui que je voulais entendre. Lloyd est un génie, il aime se nourrir d’article, de connaissance sur ces sujets : l’environnement, l’écologie, le réchauffement climatique, les questions de la Déforestation… Il m’a fasciné dès mon arrivé, c’est un homme passionnant et passionné de ce qu’il vit et lit, il est toujours prêt à nous raconter son histoire, l’histoire de son pays…

Le siège d’EcoGREEN ainsi que le lieu de la nurserie et de l’école, se situent au même endroit à Maramba à 10 min en bus de Livingstone. Maramba est situé au nord Est de Livingstone, la capitale touristique du pays. Maramba est une petite banlieue aux maisons colorées, où le calme et la paix sont présents. La population est très « friendly », comme une communauté de 9590 personnes. On s’y sent bon vivre ! Ici, se trouve le fameux marché de Maramba, on y trouve tout ce qu’il nous faut, légumes, viandes, cosmétiques, vêtements…nous pouvons même manger leur fameux repas composé de nshima (farine de maïs) légumes avec poisson ou viande.
Aller au marché fait parti des activités journalières des zambiens, pour y retrouver amis et vendeurs habituels. La nourriture, m’a tout de suite séduite avec ces odeurs et ces marchés à perte de vues. Je me suis très vite mis à acheter et cuisiner la nourriture Zambienne. Les Africaines étaient toutes contentes et en rigolaient lorsque que je demandais un légume dans leur dialecte ou que je cuisinais leur pâte de maïs. Lloyd m’a appris quelques mots de son dialecte en échange de quelques mots français.

 

La Zambie est un pays anglais, avec une soixantaine de dialectes. Le début a été difficile pour moi, avec un niveau d’anglais assez bas, mais Lloyd m’a tout de suite fait comprendre qu’il était là pour m’aider et me réexpliquer le nombre de fois dont j’avais besoin. Ce qui m’a tout de suite rassuré. Au bout de 5-6 jours, la communication était devenue fluide et compréhensible. L’intégration n’a pas été un problème, Lloyd est un homme très chaleureux, il m’a directement invité à manger, m’envoyait des messages pour savoir si tout allait bien. Il te met à l’aise dès la première
minute, comme si EcoGREEN était une grande famille. Tu ne peux que te sentir au top !

L’objectif était que je suive Lloyd dans son travail, ayant besoin de nous pour tout ce qui était informatique, et rédaction…, ainsi que sur l’échange de nos idées, de mise en forme de projet. Nous étions deux volontaires françaises, présentes avec lui. Lors de ces deux mois, EcoGREEN a pris de l’ampleur. Après de multiples péripéties, nous avons acheté un terrain de 15ha dans le bush à 20km de la ville pour réellement lancer tout son projet d’éco-center et installer une vraie nurserie, grâce à l’argent d’un ancien crossfounding.

Nous avons également participé à un partenariat avec le Diocèse, en échange nous avons planté 5 arbres et avons lancé un « clean up » du Jardin. A rechercher des partenaires financiers ou humains.Par la suite, nous avons créé un compte Instagram au nom de l’organisation pour promouvoir toutes ces actions. Aimant la photographie, j’y ai pris grand plaisir. Allez Follow : @ecogreen.foundation

Deux-trois fois par semaines, nous allions à l’école de Charity faire des activités auprès des enfants, faire des jeux pour les amuser car là-bas l’école est très stricte.

Mon objectif était de voir comment la population locale se prend en charge sur des problématiques comme celle-ci, comment les questions liées à l’environnement, au réchauffement climatique sont entendues dans d’autres parties du monde. J’ai soif de découvrir de nouvelles façons d’agir, le biogaz par exemple est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. Ça a été un plaisir de se renseigner sur ces sujets avec lui.
Étant sur place, je ne réalisais pas tout ce que nous faisons, j’avais l’impression que tout allait au rythme de l’Afrique. Avec tous ces moments de flous, de ralentissement car il fallait qu’on essaye de voir quelqu’un en particulier mais cette personne n’avait plus de batterie sur son téléphone (car pas d’électricité), alors il fallait appeler une autre personne pour savoir où on pouvait le trouver. Donc aller sur place, mais au moment où on y est, il est déjà reparti… voilà toute la complicité de l’Afrique. Au début, je me disais on ne va jamais y arriver mais on prend très vite le pas et tout devient vite normal, on ne se pose même plus ce genre de questions.

 

L’Afrique reste mon coup de cœur, ainsi que Lloyd, Charity et EcoGREEN. Cette expérience a été encore une fois riche en découverte, en connaissance sur des sujets qui ne mettaient pas forcément
familiers. J’ai hâte d’y retourner et voir l’avancée du projet et la construction de l’éco-center sur le
terrain. Le départ a été difficile après deux mois intenses au sein de la population locale. L’odeur et les couleurs dans les villes ainsi que le sourire permanent des gens me manques beaucoup.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *