Le témoignage de Lucile à Djarama 🤩

Le témoignage de Lucile à Djarama 🤩


Salut tout le monde !
 
Je n’ai toujours pas pris le temps de vous écrire depuis mon arrivée. Et il est temps, car je repars dans une semaine déjà. Qu’est-ce que c’est passé vite, c’est simplement hallucinant… Je ne sais même par où commencer pour décrire ces deux mois incroyables!
Une petite mise en contexte pour démarrer peut-être ? J’ai découvert le terrain de Djarama pour la première fois en 2018, en allant rendre une visite à Yolenn qui était déjà en stage là-bas. Je m’étais promis que dès que j’en aurais l’occasion, je reviendrais à Toubab Dialaw pour filer un coup de main. C’est comme cela que j’ai débarqué à la fin du mois de novembre dernier sur le site de Djarama Dialaw, afin de participer à ce super projet tout en rejoignant ma super coupine Yolenn -une fois encore.
 
 
Mais qu’est-ce qui occupe donc mes journées ? Plein de choses… Ici ça n’arrête pas, ça s’active à gauche, à droite, et c’est surement ce que j’ai préféré dans ma mission : le fait d’être polyvalente, de s’occuper de plein de choses super variées et -forcément- de ne jamais jamais jamais s’ennuyer. Je ne pourrais pas dresser une liste exhaustive de toutes les activités qui m’ont occupées ici, mais je vais tenter d’en énumérer quelques-unes pour accompagner les photos de cette publication (et vous donner envie de passer voir, qui sait)!
  • Le chantier… 🛠 Une de mes missions principales consistait en la construction d’une nouvelle salle de classe pour les pré-scolaires (qui sont arrivés début janvier) : j’ai porté des sceaux de terre pour niveler le terrain, j’ai rempli et tassé à la masse un nombre incalculaaaaaable de sacs avec de la latérite (ce sont ces sacs, visibles sur les photos, qui servent à dresser les murs du bâtiment, on appelle ça une construction en earth bag) et j’ai ensuite installé du grillage tout autour de ces murs. Je n’ai pas fait ça toute seule bien sûr, nous étions toute une équipe (aussi appelée « dream team ») avec Pablo, Toussa, Momo, Sarr, Babacar et d’autres ouvriers ponctuels. L’ambiance du chantier était bien chouette, le travail étant entrecoupé de petites pauses ataya pour se donner du courage! Je ne verrais malheureusement pas l’école terminée car le départ est proche, mais je compte sur Yolenn pour m’envoyer des photos du résultat final ! Ce chantier aura occupé un bon nombre de journées et m’aura fait prendre un peu de biceps (inexistants jusqu’alors, haha). Et c’est hyper satisfaisant de participer à faire sortir de terre un bâtiment entier, dans lequel plein d’enfants viendront faire leur première année d’école.

  • Les enfants et l’environnement… 👫🌱 En parallèle du chantier, on a élaboré un programme d’activités d’éducation au développement durable pour les écoles des alentours : une fois par semaine, des groupes d’enfants de chaque école viennent à Djarama Dialaw pour découvrir plein de choses passionnantes sur la gestion des déchets, le changement climatique, l’agroécologie, la biodiversité, l’alimentation etc. C’était la première fois que je participais à créer ce genre de choses, et j’ai pris un grand plaisir à vulgariser des infos sur ces thématiques parfois compliquées, à créer des jeux pour les enfants et à faire de jolis diapos! Djarama Dialaw a aussi accueilli vingts enfants sur une semaine pour un centre aéré organisé par Wanda. On s’est bien marré : on a construit des cabanes, on a fabriqué des masques animaux, on a visité la ferme des 4 chemins, on a dansé, chanté, fait du pesto… Les enfants étaient adorables et c’était super chouette 🙂

  • L’agriculture et la vie du lieu…🌿 En dehors de ces missions, vivre sur un tel lieu signifie s’y impliquer, et donc participer à diverses tâches. En lien avec l’agriculture d’abord : arroser toutes les planches de culture, désherber, créer parfois de nouvelles planches, préparer le sol de la serre, construire un bac à compost, pailler les arbres récemment plantés etc. Le maraîchage ici, c’est juste dingue ! Si l’on est régulier sur l’arrosage et que le sol a été correctement préparé, tout pousse à une vitesse incroyable. Il a fallu tout juste six semaines pour que les navets arrivent à maturité, et moins encore pour que les pieds de poivrons et d’aubergine atteignent une taille impressionnante et que les tomates apparaissent. Le laps de temps entre les deux photos de la serre que j’ai mises était vraiment court… Quel bonheur de voir toutes ces choses pousser, et de les retrouver dans son assiette le soir ! Les agricultrices font vraiment un super boulot. Le lieu se métamorphose de jour en jour, et pas que sur la partie agricole ! Tout au long de mon séjour, j’ai pu voir le lieu gagner en confort et en style (et participer à certains travaux d’aménagement) : création d’une cuisine extérieure, pose d’étagères, aménagement d’un vrai super bureau, finitions dans la case polyvalente, pose du carrelage dans la grande cuisine, construction d’un rangement pour les outils, arrivée du matériel pour l’école, réalisation de jolis panneaux et j’en passe… Ça va tellement tellement vite, on se demande bien à quoi cela ressemblera dans ne serait-ce qu’un an (mais une chose est sûre: ça va être dingue).

Avant

Après

Même si les journées étaient bien remplies, on s’est autorisé à prendre du temps pour nous, à profiter ! 🎉 Lecture dans les hamacs, super cuisine tous les soirs, sorties à la plage de Toubab Dialaw ou de Popenguine, concerts au Kméléon, petite virée à Saint Louis pour Noël, jeux de société, petits films, longues heures chez Demba le tailleur, spectacle de cirque à Dakar, spectacle de clowns à Djarama Ndayane… Bref, je vais repartir d’ici avec des milliers de souvenirs plein la tête, après avoir appris plein de choses, rencontré plein de gens géniaux et vu de magnifiques paysages.
 
 
Promis, je reviendrais !
Lucile

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