Myanmar

Myanmar


République de l’Union du Myanmar (ex-Birmanie)

Situation géopolitique actuelle

Le Myanmar, appelé Birmanie jusqu’à 1989, est un pays d’Asie du Sud-Est composé de sept États (au Nord) et sept provinces/divisions (au Sud). Depuis 1945, le pays a assisté à de nombreux affrontements avec près de 26 groupes, factions ou territoires qui ont fait plusieurs morts sur plusieurs périodes. Au niveau politique, Myanmar est un État unitaire avec un régime politique associé à une dictature et le pouvoir appartient à un groupe dirigeant. Le système partisans est quasi inexistant. Après sa déclaration d’indépendance en 1948, le pays a opté pour le neutralisme vis-à-vis du Commonwealth. Il entretient des rapports commerciaux important avec ses voisins sur le continent asiatique. Cependant son manque de démocratie et le commerce de drogue qui se fait depuis Myanmar lui cause des torts, et le pays a de nombreuse été fois la cible de dénonciations sur la scène internationale. Dans les années 1990 jusqu’au début du XXIème siècle, le pays est soutenu par la Chine et est l’un de ses rares alliés. Par la suite certaines avancées en termes démocratiques, notamment à partir de 2010 permettent au Myanmar d’entretenir de meilleurs relations avec les pays Occidentaux. C’est le cas pour les États-Unis, dont le président Barack Obama a effectué une visite historique en 2012.

Les années 2013 et 2014 ont été dominées par deux sujets aussi sensibles que centraux pour l’avenir du pays : le processus de paix et la réforme de la Constitution de 2008.la Constitution de 2008 est une revendication majeure de l’opposition birmane.Depuis juillet 2014, une campagne nationale a été lancée et se traduit par le lancement d’une pétition pour une révision constitutionnelle. Parmi les principaux arguments  : l’article 436, qui “garantit 25% des sièges du Parlement aux militaires” et article 59(F) qui “rend éligible aux élections toute personne ayant des liens familiaux avec des étrangers”.

Le processus de paix avance lentement, le Myanmar connaît une crise des réfugiés qui est très grave, celle-ci concerne les Rohingya (minorité ethnique musulmane) que le gouvernement a refusé de reconnaître et d’accorder la citoyenneté. Depuis, on compte environ 700 000 Rohingyas qui ont fui le territoire et victime d’une extrême violence (viols, persécutions, destruction de biens/maisons) par la junte militaire birmane.

Histoire

Le royaume birman émerge au milieu du XIème siècle à travers la cité de Pagan, qui était sa capitale. Ses premiers cités-états datent du Ier siècle de notre ère, et ont été marquées par une civilisation bouddhiste. Avec les invasions mongoles à la fin du XIIIème siècle, le rôle politique de Pagan va peu à peu s’effacer. Des changements à la fois politiques et démographiques vont se produire notamment avec l’immigration des Shans dans les plaines du pays. Durant les XIVème et XVème siècle, le territoire birman va être divisé en trois royaumes, le royaume d’Arakan, le royaume birman d’Ava et le royaume Môn de Pégou. A partir du milieu du XVIème siècle, un empire birman va naître, en s’étalant jusqu’en Thaïlande du Nord, et débouche sur la conquête de la capitale siamoise. Un empire qui va se désintégrer après 1590. On ne parle plus d’empire mais de royaume birman qui va être stable au cours du XVIIème siècle, avec une organisation structurée et centralisée. Le royaume môn va réapparaître brièvement en 1740, et on assiste également à la montée d’une grande dynastie birmane, celle des Konbaung entre 1752 et 1885. Celle-ci gouverna le pays jusqu’à la fin de la monarchie. La Birmanie ne va pas échapper à la période coloniale en raison de ses tentatives d’expansion. En ce sens, à partir de 1824, les britanniques vont occuper Rangoun et une grande partie du territoire birman. Le pays sera intégré à l’empire des Indes en 1886, jusqu’à 1942, lorsque les troupes japonaises arrivent sur le territoire et installe un président birman. Ce président sera chassé par l’armée birmane. Le général Aung San à l’origine de chasse sera assassiné cinq ans plus tard avec l’aide britannique. Ce qui permet au pays d’obtenir l’indépendance le 4 janvier 1948.

A partir de cette date c’est le Premier Ministre U Nu, membre de la ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple, qui est au pouvoir. Cependant à partir d’octobre 1958 il confie le pouvoir au Général Ne Win, car il est vite dépassé par la guerre civile (à l’origine des communistes) et par les revendications de certaines minorités. U Nu reviendra au pouvoir en 1960, avant de subir un coup d’état du général Ne Win en 1962. Depuis cet événement, la junte militaire n’a pas quitté le pouvoir et dirige toujours le pays. Par la suite, une Constitution faite par et pour les militaires est promulguée le 3 janvier 1974. Elle prévoit le principe d’unité du pays, le recours à la voie socialiste, à un parti unique (B.S.P.P.) et une souveraineté populaire en théorie. La junte militaire a véritablement pris le contrôle du pays, malgré l’opposition de la ligue nationale pour la démocratie, qui remporte les élections de 1990. L’armée garde le pouvoir jusqu’en 2011. Un gouvernement civil a finalement pu être élu en 2011 et permet l’arrivée de nombreuses avancées pour le pays avec l’impulsion du président Thein Sein (anciennement militaire et premier ministre de 2007 à 2011 – membre du parti de l’Union, de la solidarité et du développement, parti séculariste et étatiste). Ces élections ont été considérées comme truquées par l’opposition et la communauté internationale. Il se retire dans un monastère bouddhiste en 2016, laissant la place à Htin Kyaw nommé président de la République de Myanmar.

Focus sur la région concernée – Hpa-an (Karen State) & Hpaung Daw U (Lac Inle)

Myanmar est divisé en sept régions, chacune correspondant à un des grands groupes ethniques qui peuplent le pays.

  • Hpa-an ou Pa-an est la capitale de l’État Karen, située sur la rive orientale du pays. L’ethnie Karen est un peuple à la tradition nomade du Tibet et Myanmar, c’est une minorité qui se situe dans la région montagneuse birmane. Cette population vie de la chasse et de la pêche mais aussi de l’agriculture. La communauté Karen a des valeurs et une identité qui lui est propre : force et unité la définisse en raison des persécutions perpétrées par la junte militaire birmane. Cette minorité va obtenir la nationalité thaïlandaise dès le XVIIème siècle.   
  • Hpaung Daw U est un site bouddhiste de Myanmar, situé sur le lac Inle, dans l’État Shan. C’est la plus grande subdivision birmane, dans laquelle on retrouve l’ethnie shan, l’une des première minorité ethnique, principalement bouddhiste. C’est un peuple libre avec une identité culturelle historique forte; shan est une appellation originaire de Siam (ancien royaume de Thaïlande). L’État est limitrophe de la Chine, du Laos, et de la Thaïlande et il ne connaît pas les mêmes tensions que les autres minorités avec le gouvernement birman. Depuis 2005 une lutte a été engagé pour la démocratie par la ligue shan.

Culture et traditions

A Myanmar (ex-birmanie), un peu plus de 130 minorités ethniques existent, avec des langues et cultures qui leurs sont propres. Au niveau national, sept ethnies sont reconnues par le gouvernement : les Shans, les Môns, les Karens, les Karennis, les Chins, les Kachins (Jingpo) et les Arakanais (Rakhine). Cette hétérogénéité ethnique est à l’origine des problèmes que connaît le pays, tel que la répression connue depuis 2012 par la minorité Rohingya.

Le Myanmar n’a pas de religion officielle, or la principale confession est le bouddhisme. L’école bouddhiste est restée la plus proche des enseignements transmis dans le pays. Néanmoins, il existe une petite partie chrétienne protestante au Myanmar, et d’autres minorités religieuses comme l’islam, l’hindouisme et les religions locales.

Au sein de la société birmane traditionnelle, les femmes ont longtemps été considérées comme ayant un statut élevé et égale aux hommes. Depuis l’instauration du régime militaire, ce statut de la femme a été affaibli, bien que les femmes exigent toujours un niveau élevé de respect.

Au Myanmar, l’alimentation est le plus souvent à base de riz, incluant une variété de fruits de mer et de légumes. Les nouilles sont globalement beaucoup consommées lors du petit-déjeuner ou comme une collation légère entre les repas. Les Tea-House sont omniprésentes dans les villes, on y sert le Paratha (pain plat) avec une purée de pois chiche, pour accompagner le thé.

Conditions de vie

Climat  : À Myanmar le climat est de type tropical, avec trois saisons distinctes : une saison sèche de novembre à février, une saison chaude de mars à mai et une période de mousson fraîche et relativement sèche de juin à octobre.  

La langue : le birman est la langue officielle, cependant de nombreuses langues sont parlés, tel que le shan, le karen, le jinghpo, le chin, le môn et l’arakanais. L’anglais est également parlé dans les zones urbaines du pays.

Décalage horaire : + 5,50 h par rapport à Paris. Il faut prévoir un décalage horaire qui change dans l’année.

La monnaie du Myanmar est le Kyat (MMK), et 1€ = 1710,06 Kyat                         [dernière MAJ 13/03/2019].

Informations pratiques

Visa et passeport : Le passeport doit être valide au minimum 6 mois après la date d’arrivée dans le pays. L’entrée sur le territoire nécessite obligatoirement un visa, l’autorisation d’entrée est soumise à l’obtention de celui-ci. Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation. Les étrangers ont besoin d’un visa pour entrer dans le pays. Le Myanmar dispose d’un système de visa électronique, qui est valable pour les aéroports internationaux de Yangon, Mandalay et Nay Pyi Taw. C’est le visa touristique valable 28 jours qui est délivré. Lors de l’entrée dans le pays, une prolongation de séjour peut être appliquée pour une durée moyennant des frais (entre 32 et 80€) allant d’un jour à trois mois ou de trois mois à un an. Pour plus d’informations – https://evisa.moip.gov.mm/

Vaccins : Des vaccins sont conseillés pour voyager à Myanmar, l’Hépatite A est absolument indispensable, et doit être fait systématiquement. Les vaccinations universelles selon les durées et lieu de séjour varient, mais il est recommandé d’effectuer les vaccins suivants :  l’Encéphalite japonaise, l’Hépatite B, la Typhoïde, la rage (très conseillé pour les séjours longs). Le Paludisme : Transmission localisée dans les zones rurales reculées des régions de collines boisées ainsi que dans les zones côtières de l’Etat de Rahkine.

Pour toute d’information relative à l’état de sécurité actuelle du Pays, se référer aux sites France Diplomatie  et Ariane

 

 

SOURCES

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/birmanie/presentation-de-la-birmanie/article/presentation-de-la-birmanie

https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/preparer-son-voyage/myanmar-ex-birmanie

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/pays/MMR/fr.html

https://mm.ambafrance.org/L-histoire-de-la-Birmanie

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