Archives de la catégorie: Actualités

Notre projet Clap ça tourne s’est récemment achevé. Si vous ne savez pas ce que c’est, cliquez ici pour découvrir d’où vient le projet, pourquoi nous l’avons fait, et comment. 

Pour résumer en deux mots, clap ça tourne, c’est un projet né pour répondre au désintérêt des jeunes envers la participation citoyenne. Il s’agit de faire découvrir à une petite promotion de jeunes la démocratie locale, ses enjeux et ses dispositifs, puis de les emmener réaliser des interviews auprès d’acteurs clés de la participation citoyenne. 

Vous pouvez retrouver une compilation des interviews sur youtube, ou bien sur notre insta sous forme de reels. 

Pour célébrer la fin de ce projet s’est donc tenu vendredi dernier un gala, dans nos locaux de kiwanda. Nous y avons invité les jeunes ayant participé au projet, leurs proches, les interviewés, ainsi que des partenaires et d’anciens volontaires. 

Ce fut l’occasion de réunir un assemblage très hétéroclite de personnes, d’âges, origines, formations et métiers très divers. 

Pour les aider à se connaître entre eux et encourager les échanges, nous avons commencé le gala par une activité brise-glace qui consistait à former des paires entre personnes ne se connaissant pas pour se poser des petites questions prédéfinies.

La soirée a ensuite véritablement commencée lorsque tout le monde s’est rassemblé pour assister à une présentation du projet, animé par notre Service Civique Yanis. Pourquoi l’avoir fait et comment ? Avec qui ? Avec quels moyens ? Un retour sur un projet de longue haleine, qui a su attirer l’attention des spectateurs. 

A suivi une projection du film final des interviews, d’environ 6 minute, mais aussi du clip vidéo de notre campagne Engage-toi, Engage-moi.

La présentation s’est conclue sur une séance de questions réponses, auxquels tous les participants ont pris part : des jeunes curieux d’en savoir plus sur les interviewés et leurs parcours jusqu’aux interviewés s’interrogeant sur les motivations des jeunes ayant participés, en passant par des questions envers notre équipe sur le comment du projet.

Des débats et des réponses passionnantes, qui ont démontré l’intérêt de tous envers la participation citoyenne !

La soirée s’est achevée sur un apéritif, durant lequel nos invités ont pu échanger autour d’un buffet et prendre part à des jeux de société – après tout, quoi de mieux pour illustrer le fonctionnement d’un conseil de quartier qu’un loup-garou âprement débattu ? 

Un projet réussi, puisque les jeunes présents ont pour beaucoup exprimé leur envie de s’engager, et célébré comme il se doit ! 

Pour toutes demandes supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :

Nos offres en Île-de-France

Engage-toi pour 6 à 12 mois, en bas de chez toi !

2022 France Meet My Mama 6 1 1

Meet My Mama

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien

  • Profil : Motivé
  • Lieu : Paris
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s: 1
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J’accueille *

Appuyer l’animation du programme J’accueille en Ile-de-France

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Paris (75)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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WAPI

Appuyer les activités d’animation et de gestion d’un éco lieu artistique

  • Profil : Intérêt pour la communication et l’animation, affinité artistique, aime la vie en communauté
  • Lieu : Chaintreaux, France
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
  • Pour postuler : juliette.howard@aime-ong.org
format newsletter UEE

UEE (Union des étudiants exilés)

Favoriser l’accès des personnes exilées à l’enseignement supérieur

  • Profil : Motivé, connaissance du monde universitaire
  • Lieu : Paris, France
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 7 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
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SINGA PARIS *

Participer au développement et déploiement du parcours entrepreneurial de SINGA Paris

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Paris, 11ème arrondissement
  • Date et durée : Dès que possible, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 4

Nos offres en France

Engage-toi pour une mission d’intérêt générale dans la France entière : de Lille à Toulouse en passant par Marseille !

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Singa Lille

Faciliter l’inclusion professionnelle de la communauté de Singa Lille.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Lille (59)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
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Singa Marseille

Appui à l’animation et à l’organisation de la communauté Singa Marseille.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Marseille (13)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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J’accueille Montpellier

Appuyer l’animation du programme J’accueille à Montpellier

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Montpellier
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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Meet my mama (Marseille)

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Marseille
  • Date et durée : Dès à présent, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1

Nos offres à l’international

Part à la découverte d’une autre culture dans le cadre d’une mission de volontariat dans le Monde !

En Europe

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Singa Bruxelles

Appui au développement de liens interculturels entre personnes réfugiées et citoyens à Bruxelles.

  • Profil : âgé.es de plus de 21 ans, avec niveau anglais B2 minimum. Pas de certifications requises. Profil CEJ possible
  • Lieu : Bruxelles
  • Date et durée : Dès que possible, 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1
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Singa Stuttgart

Appuyer le développement de liens entre personnes réfugiées et citoyens en Allemagne

  • Profil : âgé.es de plus de 21 ans, avec niveau anglais B2 minimum. Pas de certifications requises. Niveau allemand B2 est un plus
  • Lieu : Stuttgart
  • Date et durée : Avril 2023, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1

En Amérique Latine

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UPAVIM

Participe au développement d’une communauté locale dans une favela au Guatemala !

  • Profil : Savoir parler espagnol, polyvalence, et savoir s’adapter aux règles de vie et sécuritaires
  • Lieu : Guatemala
  • Date et durée : Dès que possible, 6 à 9 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 2
  • Pour postuler : agathe.desmares@aime-ong.org
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Honduras Child Alliance

(Bénévolat traditionnel)

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

  • Profil : Avoir une bonne maîtrise de l’anglais et de l’espagnol, être à l’aise avec les enfants, expérience dans l’enseignement
  • Lieu : Honduras
  • Date et durée : dès que possible, minimum 6 mois
  • Profil :  Bonus si compétences en communication / gestion de projet
  • Pour postuler : agathe.desmares@aime-ong.org
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CEDEP Ayllu

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

  • Profil : Personnes intéressées par la coopération internationale (expériences recherche de fonds, montage de projet)+ Niveau B2 minimum en espagnol
  • Lieu : Cusco, Pérou
  • Date et durée : Mars 2023, 9 mois
  • Pour postuler : agathe.desmares@aime-ong.org

En Afrique

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ONG EDEN

Participe au développement d’un centre socio-éducatif au Sénégal

  • Profil : Aisance avec les enfants, BAFA ou études dans les métiers de l’éducation
  • Lieu : Sénégal
  • Date et durée : Mars 2023, 6 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
  • Pour postuler : mathilde.vo@aime-ong.org
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ApiAfrique

(Bénévolat traditionnel)

Promouvoir des solutions durables pour contribuer à l’émancipation des femmes

  • Profil :  Profil communication, marketing, sensibilité aux questions de genre
  • Lieu : Ngaparou, Sénégal
  • Date et durée : dès que possible, mission de 6 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 1
  • Pour postuler : mathilde.vo@aime-ong.org

En Asie

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Kudumbam

(Bénévolat traditionnel)

Projet d’installation de panneaux solaires

  • Profil :  Compétences en montage de projets ou profil ingénieur.
  • Lieu : Inde
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 1 ou 2
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org
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Tonrak Ananda Marga School

(Bénévolat traditionnel)

Appui aux activités de communication et cours avec les enfants // Appui aux activités au sanctuaire

  • Profil :  Compétences en communication et/ou amour pour les animaux
  • Lieu : Sangkhla Buri, Thaïlande
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 2
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org
  • * : compatible avec profil réfugié
  • ** : compatible avec profil CEJ

Pour toutes demandes supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :

L’année 2023 démarre fort pour nous : à l’occasion des 13 ans de l’association, nous développons nos activités et lançons un tout nouveau podcast, Tout le monde peut s’engager ! L’expansion de l’équipe de AIME, et nos résultats records sur l’année 2022, nous donnent l’opportunité d’élargir notre champ de communication pour explorer des formats nouveaux et toucher un public plus large. Le lancement de ce podcast est donc une étape clé dans l’évolution de l’association, et LA nouvelle de ce début d’année !

Vous pourrez retrouver des témoignages de nos volontaires, des débats sur l’engagement des jeunes français.es et des clés de lecture critique sur le soutien humanitaire à l’international.

Le podcast s’articule autour de plusieurs rubriques : 

  • « Portraits » – De courtes interviews/présentations de membres emblématiques de l’association, qui ont participé à sa création et à son développement, pour qu’ils nous racontent ce qui les ont motivé et ce qu’ils ont vécu sur le terrain !
  • « Tout le monde peut s’engager » – Un format pour présenter nos actions de sensibilisation à la Solidarité internationale, pour discuter de ce qu’est un citoyen engagé et vous expliquer comment vous engager !
  • « Témoignages » – Pour donner la parole directement à nos volontaires en mission, qu’ils soient en Afrique, en Asie, en Amérique Latine ou en Europe. Une rubrique où ils nous donneront leurs retours du terrain, leurs expériences et leurs meilleures anecdotes. 
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Le premier épisode est déjà en ligne, à l’occasion des 13 ans de AIME : il raconte, en quelques minutes, la création de l’association. Narré à la source par Sabine Pompey, fondatrice de AIME.

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Vous pourrez retrouver sur spotify un épisode toutes les deux semaines !

SI vous êtes attentif aux actualités politiques en France, vous savez que depuis plusieurs années, une tendance inquiète, ici comme partout en Europe : le désintérêt croissant des jeunes envers la démocratie. Les sondages et les baromètres, de plus en plus nombreux sur le sujet, ne font que confirmer une dynamique dont chacun peut constater les résultats dans son entourage : le jeune français moyen n’a plus confiance envers les élus et les institutions, ne se sent pas représenté, et s’implique de moins en moins dans les débats et les élections. 

Selon un sondage OpinionWay, l’intérêt de la nouvelle génération envers la politique a chuté de 14 points en cinq ans, passant de 56 à 42%. Plus grave encore, ce désintérêt s’accompagne d’une remise du fondement même de nos institutions : seulement 64% des jeunes interrogés dans ce même sondage considèrent que la démocratie est « quand même mieux que n’importe quelle autre forme de gouvernement ». Les résultats de ce que le sociologue Erwan Lecoeur a appelé une “catastrophe démocratique” s’observent directement avec les abstentions records des jeunes aux élections : 82% d’abstention pour les 18-35 aux dernières régionales, par exemple. 

L’inquiétude générée par cette dynamique a été la source de nombreux projets pour tenter de remobiliser les jeunes dans le débat démocratique. Mais l’échec d’initiatives comme la Convention pour le Climat montre bien que les jeunes ne croient plus en la participation citoyenne. 

Pour remédier à ce problème, le Fonds Européen pour la Jeunesse, associé au Conseil de l’Europe, a donc imaginé l’appel à projet “Démocratie ici: démocratie maintenant” (Home – Democracy here. Democracy now. (coe.int)), afin de promouvoir les initiatives à l’échelle locale. 

Chez AIME, nous avons décidé de nous mobiliser à notre tour et rejoignons le projet avec la campagne Clap ça tourne !

L’objectif est simple : informer les jeunes sur les thématiques de la démocratie locale, leur montrer comment s’impliquer dans la vie politique à toutes les échelles, et les mobiliser pour partir à la rencontre d’acteurs clés de de nos institutions pour réaliser une série d’interviews diffusées sur les réseaux. 

La première étape de ce projet a donc été la sensibilisation d’un groupe de jeunes aux enjeux de la participation citoyenne. Pour cela, nous avons fait appel à notre partenaire l’Espace Dynamique d’Insertion de Villejuif, de l’association Faire. Nous avons emmené un petit groupe de jeunes volontaires faire un séjour citoyen de 3 jours dans l’éco-lieu le Wapi, en Seine-et-Marne, sur le modèle de ce que nous avions déjà fait en juillet.

Le programme du séjour fut chargé. Le premier jour, nous avons introduit le débat avec des activités comme le photolangage (répondre à la question Pour moi, qu’est-ce que ça veut dire de participer dans mon quartier ? par le biais d’images) ou Participation Citoyenne ? Pitié Non ! afin d’explorer les arguments des non-convaincus par la participation citoyenne ainsi que les idées reçues sur la politique. 

Mais le séjour fut surtout marqué par Voxapolis, un jeu de rôle visant à simuler un conseil de quartier qui nous a suivi tout au long des trois jours au fil de débats, votes, et sessions informatives animées par les participants. Il s’est accompagné d’un ciné-débat autour du documentaire J’irai voter pour nous, qui montre un groupe de jeunes citoyens qui ont formé un parti politique en dehors du traditionnel dans le contexte des élections locales à Montpellier. 

Ce séjour fut enfin l’occasion pour les jeunes, en mettant à profit les enseignements de ces trois jours de découverte de la participation citoyenne,  d’écrire une série de questions qu’ils souhaiteraient poser à des acteurs clés de la démocratie locale. 

Parmi les questions, il y avait notamment “comment peut-on selon vous réintéresser les jeunes à la démocratie”, “quelles sont vos valeurs”, “quel personnage historique vous inspire le plus”, ou bien “qu’est-ce pour vous qu’un projet réussi”. 

Ce séjour nous a donc permis de préparer la deuxième étape de Clap ça tourne !, les interviews. Dans les semaines qui ont suivi le séjour citoyens, nous avons emmené les jeunes à la rencontre de personnes directement impliquées dans le fonctionnement de nos institutions démocratiques.

La première interview fut celle de Matthieu Wacogne, référent régional de l’agence du Service Civique. Il y eut aussi Jean-Pierre Corsia, adjoint au maire du XIème arrondissement en charge de la démocratie locale, et Francisco Olympio, instructeur manifestations et grands événements à la préfecture de Paris. 

 Ces interviews filmées furent le théâtre d’échanges riches et constructifs, tant du côté des jeunes qui n’hésitaient pas à improviser et à poser les questions qui les intéressaient, que du côté des interviewés qui se sont pris au jeu. 

Enfin, la troisième étape du projet fut de condenser ces interviews sous la forme de formats courts, d’une minute 30, afin de les diffuser sur instagram. L’objectif étant ici à la fois de faire un bilan sur ce projet et de montrer qu’il est possible de réconcilier les jeunes avec la participation citoyenne, tout en touchant un public large afin de sensibiliser aux thématiques de la démocratie locale. 

Retrouvez ici sur notre instagram les interviews déjà publiées : AIME ONG 💗🌍 (@aime_ong) • Photos et vidéos Instagram

Pour clôturer le projet, il se tiendra vendredi 20 janvier un gala qui comprendra des débats auxquels se joindront d’anciens volontaires de AIME, une rediffusion des interviews, et bien sûr des festivités pour célébrer une campagne bien réussie !

Pour toutes demandes supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :

Nos offres en Île-de-France

Engage-toi pour 6 à 12 mois, en bas de chez toi !

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AIME

Déploie le volontariat en France & valorise la solidarité locale avec le projet AIME ton engagement !

  • Profil : intérêt pour la solidarité internationale et prise d’initiative, bon sens du relationnel/dynamisme
  • Lieu : Paris, 11ème arrondissement
  • Date et durée : dès à présent, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
2022 France Meet My Mama 6 1 1

Meet My Mama

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien

  • Profil : Motivé
  • Lieu : Paris
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s: 1
Capture decran 2022 12 01 153545

J’accueille *

Appuyer l’animation du programme J’accueille en Ile-de-France

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Paris (75)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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WAPI

Appuyer les activités d’animation et de gestion d’un éco lieu artistique

  • Profil : Intérêt pour la communication et l’animation, affinité artistique, aime la vie en communauté
  • Lieu : Chaintreaux, France
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

Nos offres en France

Engage-toi pour une mission d’intérêt générale dans la France entière : de Lille à Toulouse en passant par Marseille !

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Singa Lille

Faciliter l’inclusion professionnelle de la communauté de Singa Lille.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Lille (59)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
Capture decran 2022 12 01 153701

Singa Marseille

Appui à l’animation et à l’organisation de la communauté Singa Marseille.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Marseille (13)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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J’accueille Montpellier

Appuyer l’animation du programme J’accueille à Montpellier

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Montpellier
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

Capture decran 2022 12 01 155310

J’accueille Toulouse

Appuyer l’animation du programme J’accueille à Toulouse

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Toulouse
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

Capture decran 2022 12 01 155101

Meet my mama (Marseille)

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Marseille
  • Date et durée : Décembre 2022, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1

Nos offres à l’international

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En Europe

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Singa Bruxelles

Appui au développement de liens interculturels entre personnes réfugiées et citoyens à Bruxelles.

  • Profil : Niveau d’anglais B2 minimum. Disponibilité, aisance relationnelle, communication, organisation d’évènement et animation d’ateliers. Motivation et intérêt pour la thématique des réfugiés et primo arrivants. Minimum 21 ans.
  • Lieu : Bruxelles
  • Date et durée : fin janvier / début février, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1
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Singa Stuttgart

Appuyer le développement de liens entre personnes réfugiées et citoyens en Allemagne

  • Profil : Niveau d’anglais B2 minimum. Niveau B2 en allemand est un plus. Disponibilité, aisance relationnelle, communication, organisation d’évènement et animation d’ateliers. Motivation et intérêt pour la thématique des réfugiés et primo arrivants. Beaucoup de télétravail. Minimum 21 ans.
  • Lieu : Stuttgart
  • Date et durée : fin janvier / début février, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1

En Amérique Latine

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Honduras Child Alliance

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

  • Profil : Avoir une bonne maîtrise de l’anglais, être à l’aise avec les enfants, et savoir s’adapter aux règles de vie et sécuritaires
  • Lieu : Honduras
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 6 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

En Afrique

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ApiAfrique

(Bénévolat traditionnel)

Promouvoir des solutions durables pour contribuer à l’émancipation des femmes

  • Profil :  Bonus si compétences en communication / gestion de projet
  • Lieu : Ngaparou, Sénégal
  • Date et durée : dès que possible, mission de 6 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 1
  • Pour postuler : mathilde.vo@aime-ong.org

En Asie

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Phaung Daw Oo

(E-volontariat)

Soutien aux activités d’un centre d’apprentissage au Myanmar

  • Profil :  Formation dans les sciences politiques et computer sciences
  • Lieu : Myanmar
  • Date et durée : minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : pas de limite
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org
Capture decran 2023 01 03 105952

Inclusive Cambodia

(Bénévolat traditionnel)

Appui aux activités d’un centre d’accueil pour les enfants et jeunes adultes en situation de handicap au Cambodge

  • Profil : Expérience avec un public de jeunes en situation d’handicap seront privilégiés. Un diplôme en éducat.eur.rice spécialis.é.e est un plus..
  • Lieu : Phnom Penh, Cambodge
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 2
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org
Capture decran 2022 12 01 154849

Tonrak Ananda Marga School

(Bénévolat traditionnel)

Appui aux activités de communication et cours avec les enfants // Appui aux activités au sanctuaire

  • Profil :  Compétences en communication et/ou amour pour les animaux
  • Lieu : Sangkhla Buri, Thaïlande
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 2
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org
  • * : compatible avec profil réfugié
  • ** : compatible avec profil CEJ

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Envie de faire du volontariat international ? De partir en mission humanitaire ? Voici quelques conseils pour bien la préparer et t’assurer qu’elle soit totalement inutile, autant pour toi que pour la communauté hôte.

Suis tes instincts dans le choix de l’organisme avec lequel tu vas partir

Une mission humanitaire, c’est quelque chose qui doit partir du cœur : il ne faut donc pas y réfléchir trop longtemps. Au contraire, il te faut te lancer et suivre tes instincts. Après tout, le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Alors tape “humanitaire” sur google et choisit le premier site avec une photo d’enfant pauvre-mais-mignon qui a besoin de ton aide immédiatement ! France volontaire ? Volontourisme ? Qu’est ce que c’est que ces mots ? Ne te pose pas de questions et fonce ! 

Ne te prépare pas trop pour mieux profiter de l’inconnu !

Un des principaux attraits de partir en mission humanitaire, c’est l’Aventure, avec un grand A. Trop te préparer risque de tout gâcher. 

Alors contente-toi d’un petit sac avec 2-3 t-shirts et ta brosse à dents – en plus, pas besoin de payer pour une soute dans l’avion ! 

Une trousse de soin ? Inutile. Il est évident que tu pourras trouver des médicaments à bas prix absolument partout sur la planète. Et avoir la diarrhée pendant des jours fait partie de l’expérience

Faire des vaccins ? Inutile aussi. Le tétanos est un mythe. Et puis, est-ce que ce serait vraiment une mission humanitaire si tu n’attrapais pas le paludisme ? 

Vérifier les recommandations de sécurité du ministère des affaires étrangères ? Pas la peine non plus ! Puisque tu es là en mission humanitaire pour aider les autres, tu es automatiquement en sécurité partout, personne n’oserait te faire du mal. 

N’oublies pas que tu pars avant tout pour profiter

Une mission humanitaire, c’est un peu comme du tourisme, mais dans un pays en voie de développement. Alors oui, aider les autres c’est bien, mais il te faut aussi en profiter ! C’est pour ça qu’il ne faut pas que tu te sentes obligé de trop t’investir, par exemple en choisissant une mission pour laquelle tu possèdes des compétences utiles. “Développement”, “impact”, et “réciprocité” ne sont pas des mots dont tu devrais te soucier. Choisis plutôt une destination que tu as envie de découvrir et où tu pourras prendre de belles photos !

Ne pars pas trop longtemps

Si ta mission dure trop longtemps, tu risques de t’ennuyer. Pars le temps de tes vacances – un mois ou deux sont amplement suffisants ! Après tout, faire du volontariat en orphelinat pourrait vite devenir lassant.

Alors certes, je sais, en exposant les enfants à une succession de volontaires, tu risques de contribuer à créer chez eux des troubles de l’abandon et des traumas à long terme, les privant de toute forme de stabilité émotionnelle et leur rendant difficile la formation de réelles connections dans le futur – mais au moins, il n’y aura pas de temps mort dans ton voyage ! 

Et puis, tu sera plus utile en ne restant pas trop longtemps. Il est bien connu que le développement d’un pays se réfléchit sur le court terme.

Repères vite les autres volontaires et/ou touristes et reste avec eux

Il faut faire attention de ne pas souffrir de solitude. C’est pour cela qu’il est important de te lier d’amitiés avec les autres français sur place, et de ne traîner qu’avec eux. Tenter d’aller vers les locaux ne marchera pas car vous ne partagez pas la même culture, vous ne pourrez donc pas vous comprendre, et encore moins communiquer si vous ne parlez pas la même langue. 

Alors oui, quid de l’immersion culturelle, de la rencontre de l’autre, et de l’éveil de ta conscience ? Ce ne sont que des slogans inventés par des ONG pour vendre des voyages. Crois moi.

Tu l’auras compris, rater sa mission humanitaire, ça se prépare ! 

S’il te prenait l’idée saugrenue de vouloir la réussir, voici quelques liens pour t’aider :

L’année 2022 s’achève. Pour beaucoup, cette fin d’année est synonyme de sapins de noël, de fête en famille et de finale de coupe du monde ; pour nous, chez AIME, réveillon rime aussi avec campagne de don : Engage-toi, engage-moi !

Cette fin d’année marque donc le moment de faire un bilan sur les douze derniers mois – douze mois qui ont vu l’arrivée d’une nouvelle équipe, plusieurs changements de locaux, et qui ont permis à l’association d’atteindre une taille record. 

Retour en quelques chiffres sur l’année 2022. 

Plus de 30 nouveaux partenaires 

Nous avons plus que doublé le nombre de structures partenaires chez qui nous envoyons des bénévoles / Services Civiques, en passant de moins d’une vingtaine à plus de cinquante. 

Nous sommes allé chercher ces nouveaux partenaires partout dans le monde : pour la première fois, nous avons mis le pied en Bolivie, en Lettonie et en Espagne, et nous avons densifié notre réseau au Togo, Bénin, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Pérou. 

Mais notre principal objectif sur l’année 2022, c’était d’intensifier nos efforts en France. Objectif réussi : Nous sommes passés de 5 partenaires en France à 22. 

Nous avons également eu l’occasion d’étendre le spectre de nos actions en développant des missions de Service Civique autour de nouvelles thématiques – notamment la protection des animaux et de la biodiversité, avec des partenaires comme inti Wara Yassi en Bolivie ou Neo Primate Conservation au Pérou. 

Vous n’aurez jamais eu autant de choix pour partir en mission humanitaire et/ou de Service Civique !

Près de 150 volontaires engagé.e.s 

Ce boom de notre réseau de partenaires s’est naturellement traduit par une forte augmentation du nombre de jeunes engagé.e.s en mission humanitaire cette année : nous avons formé, envoyé et suivi 150 volontaires, Service Civique et bénévoles ! 

En 2021, ce chiffre était de moins de 50 personnes ; nous avons presque triplé notre activité en un an !

Engager 150 jeunes, c’est une réussite à la fois dans nos efforts de collaboration avec nos partenaires pour les soutenir dans leurs objectifs, mais aussi dans nos efforts d’éveil à l’engagement citoyen en France. 

Plus de 415 jeunes mobilisé.e.s lors de nos Formations Civiques et Citoyennes

Les Formations Civiques et Citoyennes, ce sont des modules de formation de deux jours obligatoires pour les Services Civiques que nous prodiguons dans nos locaux. Au programme : découverte de la participation citoyenne, débats sur l’engagement, préparation au départ…

En 2022, au rythme de deux FCC par mois, nous avons donc pu toucher plus de 415 jeunes, tout autant des Services Civiques et bénévoles prêts à partir chez  nos partenaires que des externes pour qui nous proposons de passer leur FCC chez nous. 

Intensification de notre présence sur les réseaux sociaux

Tout cela n’aurait bien sûr pas été possible si ça n’allait pas de pair avec la croissance de notre notoriété. Nous avons plus que doublé notre nombre de followers sur linkedin, en passant de 750 à 1800. Sur insta, nous sommes passés de 1200 followers à 1900, et nous avons atteint les 3900 followers sur facebook. 

Cette année a aussi été marquée par plusieurs grands projets de communication Récemment, la campagne Engage-toi, Engage-moi s’est lancée en grand pompe avec une vidéo tournée au Sénégal pour présenter les actions de Mathilde, notre responsable Afrique, et de AIME en général. Un projet de longue haleine qui a rencontré un succès bien mérité sur les réseaux. 

Le nouveau site internet

Grande étape dans l’évolution de AIME : l’arrivée d’un nouveau site, plus accessible et plus moderne, sans lequel vous ne seriez pas en train de lire cet article ! Vitrine de nos actions, vous pouvez y retrouver nos missions proposées et nos partenaires, nos valeurs, des témoignages de nos volontaires, des articles pour vous informer et vous conseiller…

Près de 10 000 euros levés pour aider nos partenaires

Nos campagnes de dons pour aider nos partenaires ont permis de lever plus de 10 000 euros sur la plateforme hello asso

Sans ces dons, de nombreux projets à travers le monde n’auraient jamais pu  aboutir. On peut notamment citer la construction d’une salle de classe en Thaïlande pour les enfants réfugiés du Myanmar, un poulailler pour le centre culturel Djarama au Sénégal, ou encore la construction d’un dortoir à OAVE au Bénin.

Les actions du pôle ECSI

Le pôle ECSI (Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale) de notre équipe n’a pas chômé non plus cette année. Les trois axes autour duquel il s’articule ont tous rencontré un véritable succès :

  • Informer : par le biais de salons, ateliers, conférences, c’est près de 400 jeunes que nous avons pu toucher
  • Sensibiliser : succès ici aussi avec les 415 jeunes qui ont assisté aux FCC !
  • Engager : 150 jeunes parti.e.s en mission en France et à l’internationale

L’arrivée d’une nouvelle équipe

La rentrée du mois de septembre a marqué, pour AIME, la constitution d’une nouvelle équipe, avec l’arrivée de pleins de nouveaux membres ! Une équipe de choc pour une année qui bat les records.

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Rétrospective : AIME en 2022 86

Changement de locaux

Qui dit nouvelle équipe dit aussi nouveaux bureaux. En septembre nous sommes retourné.e.s dans nos anciens locaux de Kiwanda, au 50 rue de Montreuil dans le 11ème arrondissement, que nous avions quitté pour le Philantrolab quelques mois plus tôt

Events & permanences

Mobiliser les gens, c’est avant tout les rencontrer face à face ! Pour cela, nous avons mis en place divers events tout au long de l’année pour toucher un public plus large. Il y a eu un tournoi de tennis de table et un ciné-débat participatif. Il y a aussi eu AIME ta rentrée, avec un vide-dressing participatif, des débats autour de l’engagement et des rencontres entre anciens volontaires et jeunes engagés !

Mais 2022 fut aussi l’année où nous avons lancé nos premières permanences, dans nos locaux de Kiwanda tous les deuxième jeudi du mois, pour mieux aider à orienter les jeunes vers des missions de Service Civique

Des projets qui se multiplient 

Au fur et à mesure que AIME grandit, ses moyens aussi ; et avec plus de moyens, viennent plus d’actions. Nous ne nous sommes pas contenté.e.s d’envoyer des jeunes en mission humanitaire à l’autre bout du monde. L’année 2022, c’est une année qui a été remplie de nouveaux projets. 

Il y a eu le projet “Clap ça tourne !”, visant à sensibiliser les jeunes aux enjeux de la participation citoyenne. Durant ce projet, nous avons animé un séjour autour de la démocratie avec des jeunes pendant 3 jours, chez notre partenaire l’éco-lieu WAPI, puis nous les avons aidé à réaliser une série d’interviews autour de l’engagement citoyen.

Il y a eu “Aujourd’hui et à demain”, un projet visant à aider à l’insertion des réfugiés dans la société française en les aidant à trouver des Services Civiques. 

Il y a eu “Citoyen.ne en chemin, citoyen.ne de demain”, un vaste projet de plusieurs mois, ayant pour ambition de remettre en son cœur l’engagement citoyen des jeunes en 3 étapes clés : l’information des opportunités d’engagement existantes, la sensibilisation aux notions de citoyenneté, et enfin l’engagement en mission de solidarité. 

Il y eu « Un simple geste peut sauver une vie ! », avec l’ONG ASTOVOT au Togo, pour sensibiliser à la sécurité routière.

Sans compter tous les autres projets qui nous ont tenus occupés !

Les Chantiers jeunes

Le pôle ECSI s’est aussi chargé d’organiser des chantiers jeunes. Les chantiers jeunes, ce sont des séjours de plusieurs jours pour découvrir l’engagement, à destinations des jeunes ayant moins d’opportunités. Il y a eu deux séjours au WAPI, éco-lieu en Seine-et-Marne, un en juillet et un en novembre, et un séjour au Togo en Juillet.

Vous l’avez compris, 2022 fut une année très occupée chez AIME, et pleine de réussite. 2023 promet de l’être encore plus : objectif, mobiliser plus de 250 jeunes sur l’année !

Le projet  ‘Aujourd’hui et à Deux Mains’, qu’est-ce que c’est ?

What is the « Aujourd’hui et à Deux Mains » project ?

Au regard du défi contemporain que représente la crise migratoire que nous vivons actuellement en Europe, il est nécessaire d’apporter des solutions d’insertion adaptées aux jeunes réfugié·e·s et primo arrivant·e·s. A cet égard, AIME souhaite favoriser un ancrage social, professionnel et culturel durable des jeunes réfugié·e·s en leur proposant des missions de Service Civique en Ile-de-France. Forte de son expertise en solidarité et de son expérience de l’interculturalité, l’association propose de faire de l’engagement citoyen de ces jeunes un levier de montée en compétences et une clef de leur intégration socioprofessionnelle en France.

In view of the challenge represented by the migratory crisis we are currently experiencing in Europe, it is necessary to provide appropriate integration solutions for young refugees. In this respect, AIME wishes to promote a sustainable social, professional and cultural integration of young refugees by offering them Service Civique missions in Ile-de-France. With its expertise in solidarity and its experience in interculturality, the association proposes to make the civic commitment of these young people a lever for increasing their skills and a key to their socio-professional integration in France.

L’objectif du projet ? 

What are the objectives of the project ?

Recruter 10 binômes en Service Civique, constitués d’un.e jeune français.e et d’un jeune réfugié·e, pour travailler sur des missions proposées par nos partenaires.

Les ambitions de ce projet sont multiples :

  • Favoriser le développement de liens avec d’autres jeunes citoyens français
  • Améliorer la maîtrise de la langue française
  • Développer les compétences relationnelles et professionnelles des jeunes réfugiés
  • Valoriser leur parcours pour les aider dans leur futur accès à l’emploi

Recruit 10 Civic Service pairs, consisting of a young French person and a young refugee, to work on missions proposed by our partners.

The ambitions of this project are many:

  • To encourage the development of links with other young French citizens
  • To improve mastery of the French language
  • To develop the relational and professional skills of young refugees
  • To enhance their experience to help them in their future access to employment

Pourquoi nous ? 

Why us ?

Nous avons décidé de monter ce projet en raison de nos expériences préalables dans le domaine mais également de notre expertise sur le sujet.

Celle-ci est triple : 

  • Dans le domaine du Service Civique tout d’abord, puisque nous avons recruté et accompagné plus de 200 jeunes dans le cadre de ce dispositif depuis 2017. Nous bénéficions d’un réseau de plus de 50 partenaires dans le monde, y compris une vingtaine en Île-de-France. 
  • Dans l’accompagnement des jeunes ayant moins d’opportunités ensuite, grâce à notre pôle ECSI (Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale). Nos actions dans ce domaine sont diverses : campagnes de sensibilisation, partenariats avec des structures spécialisées, ateliers participatifs, formation citoyennes, séjours de découverte…
  • Autour des thématiques de la migration enfin. Nous sommes familiers du sujet de l’interculturalité, et avons développé des liens très proches avec plusieurs de nos partenaires spécialisés dans ce domaine. C’est par exemple le cas de SINGA, pour qui nous mettons à disposition et suivons le parcours de nombreux Service Civique partout en France et en Europe, ou de plusieurs centres éducatifs à la frontière entre le Myanmar et la Thaïlande, qui accueillent un public réfugiés et/ou déplacés karens et karenni.

We decided to set up this project because of our previous experiences in the field and because of our expertise on the subject.

  • In the field of Civic Service, we have recruited and accompanied more than 200 young people since 2017. We benefit from a network of more than 50 partners around the world, including about 20 in the Paris region. 
  • In accompanying young people with fewer opportunities , thanks to our ECSI (Education for Citizenship and International Solidarity) division. Our actions in this field are diverse: awareness campaigns, partnerships with specialized structures, participative workshops, citizen training, discovery trips…
  • Around the themes of migration. We are familiar with the subject of interculturality, and have developed very close ties with several of our partners specialized in this field. This is for example the case of SINGA, for whom we provide and monitor the progress of many Service Civiques throughout France and Europe, and of several educational centers on the border between Myanmar and Thailand, which welcome refugees and/or displaced Karens and Karenni.

Qui peut postuler ?

Who can apply ?

  • Réfugié.es statutaires/Bénéficiaires de la Protection Internationale
  • Entre 18 et 25 ans
  • Il faut avoir un niveau intermédiaire en français (A2) pour faciliter la mise en place des actions
  • Statutory refugees/Beneficiaries of International Protection
  • Between 18 and 25 years old
  • Intermediate level in French (A2) is required to facilitate the implementation of the actions

Quelles modalités pour les missions ?

Which modalities for the missions?

  • Durée : entre 6 à 12 mois, à partir de janvier
  • Entre 24 et 35 heures par semaine
  • Rémunération de 601 euros / mois
  • Compatible avec un emploi ou des études
  • Duration: between 6 and 12 months, starting in January
  • Between 24 and 35 hours per week
  • Remuneration of 601 euros / month
  • Compatible with a job or studies

Quelles missions sont disponibles actuellement ?

What missions are currently available ?

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Union des étudiants exilés

Favoriser l’accès des personnes exilées à l’enseignement supérieur

  • Lieu : Paris
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 7 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s: 1
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Réseau MEnS

Promouvoir l’accès à l’enseignement supérieur pour les personnes exilées

  • Lieu : Paris
  • Date et durée : à partir de janvier, mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s: 1
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J’accueille Île-de-France

Appuyer l’animation du programme J’accueille en Ile-de-France

  • Lieu : Paris (75)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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Meet My Mama

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien

  • Lieu : Paris
  • Date et durée : dès à présent, mission de 6 mois
  • Nombre de Service Civique : 1

Comment postuler ?

How to apply ?

Si des jeunes réfugié·e·s de votre réseau sont intéressées par ces offres, vous pouvez contacter juliette.howard@aime-ong.org / +33766305748 ou les inviter à la prochaine permanence d’AIME, qui aura lieu le mercredi 15 décembre de 15h à 19h au 50 rue de Montreuil, 75011 Paris.

Il nous est aussi possible d’organiser des sessions d’information et de recrutement pour présenter en détails les modalités de ce que l’on propose et faire passer des entretiens aux candidats potentiels.

If young refugees in your network are interested in these offers, you can contact juliette.howard@aime-ong.org / +33766305748 or invite them to the next AIME permanence, which will take place on Wednesday, December 15 from 3 to 7 pm at 50 rue de Montreuil, 75011 Paris.

We can also organize information and recruitment sessions to present in detail the modalities of what we offer and to interview potential candidates.

Pour toutes demandes supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :

Nos offres en Île-de-France

Engage-toi pour 6 à 12 mois, en bas de chez toi !

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AIME

Déploie le volontariat en France & valorise la solidarité locale avec le projet AIME ton engagement !

  • Profil : intérêt pour la solidarité internationale et prise d’initiative, bon sens du relationnel/dynamisme
  • Lieu : Paris, 11ème arrondissement
  • Date et durée : dès à présent, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
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AIME

Appui en animation Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale au sein d’une ONG

  • Profil : intérêt pour la solidarité internationale et affinité pour l’animation
  • Lieu : Paris, 11ème arrondissement
  • Date et durée : Dès à présent ! mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
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Meet My Mama

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien

  • Profil : Motivé
  • Lieu : Paris
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s: 1
2022 France Reseau MEnS 4 1

Réseau MEnS

Promouvoir l’accès à l’enseignement supérieur pour les personnes exilées

  • Profil : Motivé, connaissance du monde universitaire
  • Lieu : Paris
  • Date et durée : à partir de janvier, mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s: 2
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J’accueille Île-de-France

Appuyer l’animation du programme J’accueille en Ile-de-France

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Paris (75)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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VRAC Paris

Participer à des actions concrètes en faveur d’une alimentation digne et durable.

  • Profil : Intérêt pour l’environnement et l’alimentation de qualité, travail en équipe
  • Lieu : Paris, 18ème arrondissement
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 3
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WAPI

Appuyer les activités d’animation et de gestion d’un éco lieu artistique

  • Profil : Intérêt pour la communication et l’animation, affinité artistique, aime la vie en communauté
  • Lieu : Chaintreaux, France
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
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SINGA PARIS

Animation du programme d’accélération en Ile-de-France

Participer à l’émergence de porteurs de projets nouvellement arrivants en Île-de-France

Contribuer à l’intégration professionnelle des personnes réfugiées en IDF

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Paris, 11ème arrondissement
  • Date et durée : Janvier 2023, mission de 6 à 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 4

Nos offres en France

Engage-toi pour une mission d’intérêt générale dans la France entière : de Lille à Toulouse en passant par Marseille !

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Singa Lille

Faciliter l’inclusion professionnelle de la communauté de Singa Lille.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Lille (59)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1
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Singa Marseille

Appui à l’animation et à l’organisation de la communauté Singa Marseille.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Marseille (13)
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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J’accueille Montpellier

Appuyer l’animation du programme J’accueille à Montpellier

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Montpellier
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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J’accueille Toulouse

Appuyer l’animation du programme J’accueille à Toulouse

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, la communication et la migration
  • Lieu : Toulouse
  • Date et durée : Dès à présent ! Mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

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Meet my mama (Marseille)

Accompagner et favoriser l’insertion professionnelle des Mamas au quotidien.

  • Profil : Intérêt pour l’interculturalité, l’entreprenariat et la migration
  • Lieu : Marseille
  • Date et durée : Décembre 2022, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1

Nos offres à l’international

Part à la découverte d’une autre culture dans le cadre d’une mission de volontariat dans le Monde !

En Europe

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Singa Bruxelles

Appui au développement de liens interculturels entre personnes réfugiées et citoyens à Bruxelles.

  • Profil : Niveau d’anglais B2 minimum. Disponibilité, aisance relationnelle, communication, organisation d’évènement et animation d’ateliers. Motivation et intérêt pour la thématique des réfugiés et primo arrivants. Minimum 21 ans.
  • Lieu : Bruxelles
  • Date et durée : fin janvier / début février, mission de 8 mois
  • Nombre de Service Civique : 1
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Cap Espérance

(Bénévolat traditionnel)

Appui aux activités d’animation d’un centre d’accueil pour enfants en Lettonie.

  • Profil : Aisance avec les enfants, BAFA ou autre un plus. Âgé.e.s de plus de 21 ans avec un niveau d’anglais idéalement B2 minimum. Pas de certifications requises. Pas de problème à vivre dans une zone rurale en Europe de l’Est
  • Lieu : Grasi, Lettonie
  • Date et durée : dès que possible, mission de 3 mois
  • Nombre de bénévoles : 1

En Amérique Latine

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UPAVIM

Participe au développement d’une communauté locale dans une favela au Guatemala !

  • Profil : Savoir parler espagnol, polyvalence, et savoir s’adapter aux règles de vie et sécuritaires
  • Lieu : Guatemala
  • Date et durée : à partir de janvier, mission de 6 mois minimum
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 2
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Long Way Home

Appui aux activités de constructions, pédagogiques et communautaires de l’association Long Way Home au Guatemala

  • Profil : Avoir une bonne maîtrise de l’espagnol, être à l’aise avec les enfants, avoir de l’intérêt pour l’environnement est un plus, adapté à des conditions de vie rustique
  • Lieu : Guatemala
  • Date et durée : à partir de mi-janvier, 11 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 2
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Honduras Child Alliance

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

  • Profil : Avoir une bonne maîtrise de l’anglais, être à l’aise avec les enfants, et savoir s’adapter aux règles de vie et sécuritaires
  • Lieu : Honduras
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 6 mois
  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 1

En Afrique

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CRESAS

Participer au développement d’un centre culturel et communautaire

  • Profil : Aisance avec les enfants, BAFA, créativité, et/ou prise d’initiative et intérêt pour l’art et la culture
  • Lieu : M’brago 2, Côte d’Ivoire 
  • Date et durée : à partir de janvier, mission de 6 mois
  • Nombre de Service Civique : 2

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ONG EDEN

Participez aux activités éducatives d’une association au Sénégal !

  • Profil : Aisance avec les enfants, BAFA ou études dans les métiers de l’éducation. Débrouillard.e car la mission est en banlieue de Dakar au Sénégal. 
  • Lieu : Guédiawaye, Sénégal
  • Date et durée : à partir de février, mission de 6 mois
  • Nombre de Service Civique : 1
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ApiAfrique

(Bénévolat traditionnel)

Promouvoir des solutions durables pour contribuer à l’émancipation des femmes

  • Profil :  Bonus si compétences en communication / gestion de projet
  • Lieu : Ngaparou, Sénégal
  • Date et durée : dès que possible, mission de 6 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 1
  • Pour postuler : mathilde.vo@aime-ong.org

En Asie

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Kudumbam

(Bénévolat traditionnel)

Projet d’installation de panneaux solaires

  • Profil :  Compétences en montage de projets ou profil ingénieur.
  • Lieu : Inde
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 1 ou 2
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org
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Tonrak Ananda Marga School

(Bénévolat traditionnel)

Appui aux activités de communication et cours avec les enfants // Appui aux activités au sanctuaire

  • Profil :  Compétences en communication et/ou amour pour les animaux
  • Lieu : Thaïlande
  • Date et durée : à partir de janvier, minimum 3 mois
  • Nombre de volontaires recherché.e.s : 1 ou 2
  • Pour postuler : manon.arock@aime-ong.org

Pour toutes demandes supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :

Il y a deux semaines, du 7 au 19 novembre, se tenait le festival RIMA 2022 (Rencontres Internationales des Marionnettes d’Abatta), organisé par notre partenaire Ivoire Marionnette. 

Pour Ivoire Marionnette, RIMA, c’est THE event of the year. Le festival se prépare plusieurs mois à l’avance – avec bien sûr la participation des volontaires envoyés par AIME. 

Ensuite, sur une durée de deux semaines, spectacles, ateliers, formations, dédicaces et fêtes improvisées se succèdent dans l’euphorie générale. Cette célébration de la culture ivoirienne attire du monde, et pas uniquement des locaux : on y retrouve des spectateurs des quatres coins du monde, venus admirer la qualité des arts du spectacle du pays. Ambassadeurs, artistes renommés, directeurs d’instituts, touristes et expats se joignent ainsi à la foule d’ivoiriens sortis de la capitale pour le week-end.  

Tous se rassemblent dans le village d’Abatta, en banlieue d’Abidjan, sur les bords de la lagune marécageuse d’Ebié. Pendant plusieurs jours, ils affluent dans la petite agglomération pour l’événement culturel de l’année. 

Mais RIMA, ce n’est pas juste une fête ou une suite de spectacles ludiques : le festival se construit aussi autour d’un message fort. Il s’agit, en amenant ensemble des personnes d’origines très diverses, de mobiliser autour d’un thème engagé.

Cette année, le festival se tenait au nom de la paix – paix dans le monde autant que paix pour les ivoiriens. La paix, c’est un mot qui retentit beaucoup dans le pays, gangrené par une criminalité qui explose, déchiré par les violences politiques, et dont la plupart des voisins sont en guerre.

Or quoi de mieux pour faire honneur à cette paix tant désirée que la marionnette, art de tous les arts ? Après tout, la Côte d’Ivoire, c’est un aussi un pays renommé pour sa vitalité culturelle : il y existe plus d’associations culturelles que d’entreprises.

Cette richesse artistique fait ainsi la fierté des ivoiriens. Célébrer la paix par l’art, c’est donc un acte fort qui a une résonance toute particulière en Côte d’Ivoire, et touche de près ses citoyens. 

Pour reprendre les mots de Jean Mathiot, Directeur Délégué de l’Institut français en Côte d’Ivoire, et invité d’honneur des cérémonies:

On a une conviction, avec Ivoire Marionnette, que l’art est un médiateur de paix

Le festival a cette année encore réussi son pari et a su séduire les foules : cette édition marque un franc succès, autant de par le nombre d’ivoiriens venus y assister que par l’étendue et la portée de son message.

Pour  attirer et satisfaire autant de spectateurs, son programme fut chargé. 

Si le festival n’est officiellement lancé en grande pompe que lors de la cérémonie d’ouverture le 17 novembre, les activités commencent dès le 7 du mois. 

Le festival s’est ainsi ouvert avec l’atelier “femmes en avant”, qui se tient pendant plusieurs jours, proposant à des femmes marionnettistes venues de tout l’Afrique de l’Ouest des formations pratiques pour les initier aux arts du spectacle. L’objectif final étant la création, à la fin de la semaine, d’un spectacle original, mis en scène dans le cadre du festival. L’activité s’organise sous la présidence de la doyenne Habiba JENDOUBI, dramaturge et marionnettiste Tunisienne, directrice de la compagnie Domia Production. 

Riche en enseignement, l’atelier se construit autour d’un processus collaboratif d’écriture et de mise en scène :

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  • Réfléchir à partir d’un conte  choisi 
  • Écrire le texte du spectacle en scènettes avec tous les détails possibles.
  • Découper le texte, dépouiller les personnages et autres.
  • Concevoir le spectacle sur le papier dessin , découpage technique et confection des  différents éléments des marionnettes.
  • Montage des marionnettes.
  • Confection des éléments de décor .
  • Manipuler les marionnettes avec les décors.
  • Mise  en scène

La représentation finale prend place le 13 novembre. 

Au fur et à mesure que la cérémonie d’ouverture se rapproche, les spectacles se multiplient, organisés par des compagnies du monde entier. On peut par exemple citer “Vango et l’oiseau de paix”, de la compagnie Rashy du Togo.

Ces représentations cherchent à mettre en scène la paix et la fraternité. Ce thème est aussi au cœur de «La boule bleue», un spectacle de l’Académie Ivoire Marionnettes, qui appelle à l’union et à la solidarité des peuples. 

Artistes et personnalités se succèdent également et enchaînent dédicaces et prises de paroles, comme ici le célèbre marionnettiste Burkinabé Athanase KABRÉ.

Mais c’est avant tout la cérémonie d’ouverture du 17 novembre qui occupe tous les esprits et qui fait monter l’excitation. 

Le jour J est marqué par un franc succès : la foule est au rendez-vous pour le lancement en grande pompe de 3 jours de festivités et spectacles. Les marionnettes géantes, signatures de l’Académie Ivoire Marionnettes, envahissent le village et paradent jusqu’à la place du festival.

La cérémonie attire des invités de marque, avec les Ambassadeurs du Canada et de l’Espagne en Côte d’Ivoire, le Directeur Délégué de l’Institut français à Abidjan, ou encore le Directeur de cabinet adjoint représentant la Ministre de la Culture et de la Francophonie, et bien d’autres. 

Une fois l’excitation de la parade retombée, la soirée offre de multiples spectacles, organisés par les compagnies Via Verde de France, Bouche d’ Air de Guinée, et Gué-Zo de Côte d’ivoire. 

Les festivités continuent le 18, toujours avec des représentations venues des quatre coins du monde. On retrouve les compagnies XZART (France),  Figurentheater Vlinders (Belgique), Rashy (Togo), AlFA (République Tchèque), Kadam- Kadam (Togo) et Periplo Marionetas (Espagne). 

Le spectacle « Carnet de bal », de la marionnettiste française Pascale Toniazzo, attire aussi les foules.  Créé en 2020 dans un contexte de crise sanitaire, il mêle théâtre et marionnette. 

Le lendemain, la journée est ponctuée par des conférences et ateliers visant à renforcer la scène culturelle ivoirienne. Le Dr Zié COULIBALY, ancien Directeur Délégué de l’Institut français en Côte d’Ivoire, intervient ainsi sur le thème « Gestion  d’une entreprise culturelle », exhortant les opérateurs culturels à s’engager dans la création d’entreprises culturelles pour s’ouvrir à plus d’opportunités.

La clôture du festival, le 19, est célébrée par de nouveaux spectacles.

Cette édition des RIMA se termine donc sur un succès. Sa renommée est assurée par une portée internationale, grâce aux compagnies d’arts venues d’Afrique et d’Europe, mais aussi nationale : le festival fait les gros titres et passe au journal du soir de la principale chaîne de télévision ivoirienne.

Il ne reste plus qu’à attendre un an pour la prochaine édition des RIMA !

Table des matières

Introduction

Ces dernières décennies, un phénomène contradictoire apparaît au Népal : le nombre d’orphelinats dans le pays augmente rapidement, alors même que le nombre d’orphelins, lui, reste stable. L’étrangeté de la situation s’accentue encore lorsque l’on réalise que 90% des orphelinats sont situés dans des zones très touristiques (1), et que la grande majorité des enfants y résidant ne sont en fait pas véritablement orphelins (85% des enfants vivant au sein des orphelinats du Népal ont au moins un parent encore en vie) (2). 

La raison qui se cache derrière ce phénomène en apparence étonnant est la popularité croissante à travers le monde du “volontourisme”, forme de privatisation du bénévolat qui permet d’allier vacances et volontariat. Si le volontourisme peut au premier abord apparaître bénéfique, en développant une nouvelle forme de tourisme plus responsable et solidaire, il entraîne dans les faits de multiples dérives. Dans le cas du Népal par exemple, ces “orphelins de papiers” sont parfois kidnappés  et intentionnellement maltraités (3) pour servir de vitrine et vendre des séjours de volontariat à prix exorbitant à des touristes occidentaux. 

Ce phénomène du volontourisme, qui devient de plus en plus l’objet d’études aux regards critiques depuis une vingtaine d’années, est difficile à décrire. Il existe une multitude de définitions différentes car sa caractérisation a évolué ces dernières décennies. Ainsi, si les premiers chercheurs à s’intéresser au volontourisme, durant les années 90, posaient en général un regard bienveillant sur son développement en en soulignant les avantages, le tableau se noircit dès le début des années 2000 alors que les dérives du phénomène deviennent plus apparentes. En France, le volontourisme n’attire vraiment les regards qu’une dizaine d’années plus tard. Cette évolution des études sur le phénomène a donné naissance à une grande diversité de tentatives de définitions; toutefois, la plus acceptée reste bien souvent celle donnée par le sociologue S. Wearing en 2001 dans son ouvrage Volunteer tourism : experiences that make a difference (4) :

The generic term “volunteer tourism” applies to those tourists who, for various reasons, volunteer in an organised way to undertake holidays that might involve aiding or alleviating the material poverty of some groups in society, the restoration of certain environments or research into aspects of society or environment

L’évolution des mentalités concernant le volontourisme a donné naissance à d’autres définitions de la notion, qui s’attachent à mettre plus en avant ses dérives. La définition de France Volontaire, organisation reconnue par l’état encadrant le monde de l’humanitaire, est la suivante (5) : 

Forme de tourisme conjuguant voyage et engagement volontaire, le volontourisme promet à des individus désireux de s’engager pour une cause, la découverte de nouvelles cultures tout en venant en aide à des communautés locales. Si les intentions de départ paraissent louables, dans les faits, des organisations proposent des séjours payants dont le modèle économique repose sur les profits tirés de cet engagement volontaire, bien souvent au détriment de l’intérêt général. Jouant sur la quête de sens des personnes en désir d’engagement, ces pratiques dérogent aux principes de qualité du volontariat. Cette “marchandisation” du secteur du volontariat entraîne des dérives dont les effets peuvent être plus ou moins graves pour les communautés d’accueil comme pour les personnes participant à ces séjours.

Ces définitions permettent d’élaborer un premier portrait du “volontourisme” (ou “volunteer tourism” en anglais). Pour le compléter, il convient d’évoquer quelques traits qui le différencient du volontariat en développement international (6). Ce dernier se réfléchit sur le long terme; les volontaires ont donc souvent des compétences précises préalables et sont envoyés pour une durée conséquente (au moins plusieurs mois) avec des objectifs prédéfinis. Le volontourisme, à l’inverse, répond à une logique de marchandisation du secteur de l’humanitaire : il est guidé par le profit, ses activités sont moins encadrées et il y a moins d’objectifs de développement ou d’impact clairs.

Les organisations mettant en place ces programmes de volontourisme (parfois appelées VTOs, Volunteer Tourism Organizations) peuvent être de formes variées. Compagnies privées, ONG, associations de charité, universités, agences de tourisme, organisations religieuses ou gouvernementales (7)…

Le volontourisme est un phénomène qui naît à la fin du XXème siècle, à la suite de la création des premières organisations de volontariat international dans les années 1950 (les Peace Corps outre-atlantique, le Voluntary Service Overseas au Royaume-Uni, etc). Il s’impose véritablement à partir des années 2000, profitant d’une succession de crises et catastrophes humanitaires qui captent l’attention du monde, comme le tsunami de 2004 en Thaïlande (8). Une étude de 2008 estime que près de 1,6 millions de personnes participent à des programmes de volontourisme chaque année. Pour Lily Baron (9), la popularité croissante du volontourisme peut s’expliquer par trois facteurs : une meilleure reconnaissance de l’actualité internationale, une inquiétude généralisée autour de l’environnement et de la pauvreté, et le désir pour les plus jeunes d’ajouter des expériences enrichissantes à leur CV. 

Il convient évidemment de ne pas peindre un tableau trop sombre du volontourisme. Il s’agit d’une forme de tourisme qui n’est pas systématiquement plus nocive que les autres ; ses intentions sont même louables. Néanmoins, reconnaître ses dérives est une étape nécessaire à la réforme du secteur afin d’envisager des moyens d’actions plus efficaces et plus responsables. Une abondante littérature scientifique existe sur le sujet. 

Quelles sont ainsi les dérives du volontourisme, en quoi sont-elles encouragées par la logique de recherche de profit qui est au cœur du secteur, et quelles réponses peut-on envisager face à ce problème ? 

Pour répondre à ces questions, il faut dans un premier temps s’attarder non seulement sur l’inefficacité structurelle du volontourisme, qui peine à avoir un impact concret sur le développement des communautés hôtes, mais aussi sur les conséquences négatives qu’il entraîne sur les sociétés qu’il prétend aider. Ensuite, un autre “mythe” du volontourisme qu’il convient de réviser est celui de la promesse de développement personnel et d’interculturalité faite aux volontaires, qui tient plus souvent du fantasme que de la réalité. Enfin, il s’agit d’identifier et d’exposer les multiples tentatives de régulation du secteur qui émergent à travers l’exemple du volontourisme en orphelinat.  

I : Une inefficacité structurelle : les impacts négatifs du volontourisme sur les communautés hôtes

L’une des promesses du volontourisme, souvent mise en avant par ses défenseurs, est de contribuer au développement des pays hôtes en y envoyant des volontaires. Cette promesse est pourtant à relativiser : l’impact sur les communautés partenaires est souvent limité, voire néfaste. En effet, le volontourisme se caractérise par une relégation au second plan des besoins des locaux, auxquels on préfère ceux des volontaires eux-mêmes. Il peut aussi être à l’origine de la création d’un cycle de dépendance économique envers les organisations de volontourisme. Enfin, il entraîne un impact culturel non désiré profond sur les sociétés hôtes, qu’il soit accidentel ou intentionnel.

A : Une relégation au second plan des besoins des locaux

Il est ainsi fréquent que les besoins des locaux ne soient pas pris en compte par les organisations de volontourisme. Pour Daniel A. Guttentag, la raison en est simple (10). Il souligne que les touristes rejoignants de tels programmes agissent rarement par pure altruisme, mais sont aussi souvent motivés par des envies de développement personnel (11). Un volontouriste interrogé par Wearing dans son étude de 2001 (12) déclare ainsi : “I think most people would be lying if they didn’t say there was some selfishness in why they were going ». La motivation principale des volontaires repose donc plus sur le développement personnel que sur le désir d’aider les locaux; pour Guttentag, les organisations de volontourisme, qui ont compris cette réalité, ignorent en conséquence les réels besoins des populations hôtes et leurs préfèrent ceux des volontaires. C’est bien la logique de marché qui entraîne cette dérive (13) : pour rester compétitives et attirer les touristes, les VTOs sont obligées de se soumettre à cet impératif. Un exemple qui tient presque de la farce vient illustrer cette réalité : celui d’un groupe de travailleurs en Equateur qui, en rentrant chez eux, découvrent un jour que des volontaires avaient repeint leurs maisons sans même leur demander leurs avis ou les en informer (14). Il apparaît alors, pour Guttentag, que des ONG sont plus à même de prendre en charge des missions de volontariat, car celles-ci ne sont pas guidées par le profit et ne mettent donc pas les besoins des volontaires au-dessus de ceux des locaux.

Ce manque d’objectifs de développement précis entraîne une inefficacité des projets entrepris. Les touristes en volontariat, souvent sans compétences et envoyés pour des durées courtes, ne sont pas à même de faire avancer des projets de développement sérieux. Cette inefficacité est reconnue par les organisations de volontourisme elles-mêmes. Dans une étude de 2004, Simpson analyse le langage utilisé pour la promotion du volontourisme par les agences qui en sont responsables (15). Elle note alors qu’on n’y retrouve que très peu de références directes au développement; on préfère à la place parler de “faire une différence” ou “faire quelque chose qui en vaut la peine” – des expressions intentionnellement vagues qui reposent sur l’émotion. Dans certaines situations, ces touristes peuvent même impacter négativement les communautés hôtes; ces dernières n’acceptent alors le volontourisme que pour sensibiliser les opinions ou récolter des dons, et non dans l’espoir d’une aide véritable. Un directeur de chantier de construction de logements sociaux au Texas déclarait ainsi, au début des années 2000 dans un article du Wall Street Journal, que les touristes volontaires accueillis les ralentissaient à cause du temps nécessaire à leur formation (16). Ce phénomène existe même lorsque les volontaires accueillis ont des compétences. Par exemple, un article décrit la situation d’une clinique au Nicaragua, dépendante d’une organisation américaine pour son financement, forcée d’accueillir des étudiants en médecine en vacance envoyés par celle-ci, qui passait trois mois par an à se préparer à accueillir les volontaires – pour une mission qui n’en durait au final qu’un seul (17).

En mettant l’accent sur les besoins des volontaires plutôt que sur ceux des locaux afin de rester compétitives dans un secteur en expansion, les VTOs favorisent donc un mode de fonctionnement qui se fait au dépens des populations hôtes. 

B : Une perturbation de l’économie locale qui entraîne un cycle de dépendance

Le volontourisme est également souvent vanté par ses défenseurs pour les avantages financiers qu’il apporte aux pays qu’il soutient. Pourtant, comme l’explique David A. Guttentag, ses effets sont parfois pervers : le volontourisme encourage en réalité une concurrence déloyale sur le marché du travail et génère un cycle de dépendance économique envers les pays industrialisés. L’un des principaux problèmes du volontariat en général est ainsi que, en fournissant une main d’œuvre gratuite de travailleurs motivés, il risque de déstabiliser les économies locales et d’empêcher l’accès à l’emploi pour les habitants. Ce phénomène est reconnu depuis plusieurs décennies : déjà en 1980, le sociologue Pearce citait ce phénomène lorsqu’il établissait une liste des jobs que pouvaient occuper les bénévoles dans l’humanitaire sans perturber l’économie hôte (18). Il a toujours été au cœur des préoccupations des ONG, qui veillent à respecter ce critère. Les VTOs, moins scrupuleuses, encouragent ce phénomène en envoyant des volontaires souvent sans compétences. Van Egen souligne ainsi dans un article critiquant les missions à courte durée (19) : ‘Short-term mission groups almost always do work that could be done (and usually done better) by people of the country they visit’. Certains secteurs de l’économie sont plus vulnérables que d’autres face à cette réalité : les travailleurs dans la construction sont ainsi souvent les plus touchés. 

Guttentag souligne également que les effets négatifs du volontourisme sur les économies locales peuvent être plus profonds encore, en encourageant une dépendance vis à vis des organisations de volontourisme (20). Dans son étude de 2001, Wearing explique qu’en assumant le rôle d’experts, les touristes volontaires encouragent une dépendance au savoir extérieur et empêchent le développement d’expertises locales. Une autre étude (21) prends l’exemple d’une organisation de volontourisme à Tijuana forcée d’établir une règle de “no-handout” entre les volontaires et les locaux, pour empêcher la formation d’un lien de dépendance autour de certains produits (nourriture), règle qui n’était pas respectée par les touristes volontaires. 

Le volontourisme est donc susceptible de déstabiliser les économies des pays qu’il est censé aider, par le biais d’une compétition déloyale sur le marché de l’emploi et de la création d’un cycle de dépendance. 

Mais ses impacts négatifs sur les communautés hôtes sont loin de se limiter au plan social ou économique. Le volontourisme peut avoir des effets plus pernicieux en ignorant les cultures locales et en créant des conflits. 

C : Une ignorance de la culture des communautés hôtes qui entraîne des conflits

Les organisations de volontourisme ont ainsi tendance à agir sans prendre en compte les règles et modes de pensées des cultures des pays hôtes, et sans réfléchir aux impacts qu’elles pourraient avoir sur celles-ci. Un article s’attarde ainsi sur l’exemple d’une organisation qui s’implante à Asebu, au Ghana (22). Son arrivée se traduit par l’émergence de conflits avec les locaux. Ceux-ci commencent par demander à répétition à l’organisation de partir, puis saccagent et vandalisent des équipements sportifs appartenant à l’organisme. Les auteurs de l’article expliquent que ce conflit naît d’un manque de communication et d’une incompréhension mutuelle. En s’installant, l’organisation de volontourisme a en effet ignoré, par méconnaissance de la culture locale, les protocoles d’entrées et canaux de discussions traditionnels, comme par exemple la mise en relation avec le “chef” ou “l’aîné” de la communauté. Les locaux ont alors pris cette absence de communication pour une insulte et s’en sont offensés. Le manque de connaissance des cultures locales des VTOs, qui agissent selon un mode de pensée purement occidental, peut donc être à l’origine de conflits. 

Une autre source de tension peut venir de l’effet de démonstration, comme l’explique David A. Guttentag. L’effet de démonstration, ou demonstration effect, est un phénomène durant lequel les locaux changent leurs comportements après avoir observé les touristes volontaires, et tentent de les imiter. Ceux-ci amènent en effet avec eux tout un mode de vie occidental – habitudes culturelles, produits de divertissement, schémas de consommation – auxquels les populations locales sont parfois étrangères. Le phénomène est reconnu et a suscité une abondante littérature scientifique, tout particulièrement dans le domaine du tourisme. Une étude de 2006, de Wall et Mathieson, montre que cet effet de démonstration du volontourisme entraîne en général des conséquences négatives : les locaux, en tentant d’imiter les modes de consommation des touristes, peuvent ressentir de la jalousie ou de la frustration (23). Dans ce même article, les auteurs soulignent que les jeunes sont les plus vulnérables face à ce phénomène, car facilement influençables. Une autre étude de 2006, de J. Clifton et A. Benson, peut être avancée pour étayer cet argument. Les auteurs de cette étude se sont penchés sur l’exemple d’un projet de recherche environnementale en Indonésie, faisant appel à des volontouristes. Ils expliquent que : “Casual displays of wealth by visitors can accentuate cultural as well as economic differences, […] leading to jealousy or aspirations particularly in younger members of the resident community”. En vendant leurs séjours de volontariat sous la forme de voyages touristiques à des occidentaux souvent fortunés, les organisations de volontourisme encouragent ce phénomène qui accroît les tensions entre locaux et touristes. 

Enfin, le volontourisme peut impacter les cultures locales par le biais de missions d’évangélisations. Il s’agit ici de projets organisés par des structures religieuses, durant lesquelles les touristes volontaires s’attachent à convertir les locaux en plus de leur travail de bénévolat classique. Dans son étude de 2001 (25), Wearing souligne que ces missions peuvent être considérées comme du volontourisme à partir du moment où elles n’impliquent pas uniquement des travaux d’évangélisation; McGehee et Andereck, dans leur étude de 2008 (26), n’hésitent pas à dire que les missions d’évangélisation seraient à l’origine de la naissance du phénomène du volontourisme. Il s’agit ici d’une volonté claire et affichée de modeler la culture des communautés hôtes selon des standards occidentaux. Wearing met en avant le fait que cette volonté d’évangélisation empêche la construction de rapports constructifs et d’échanges culturels entre locaux et touristes. De plus, McGehee et Andereck expliquent que cette forme de volontariat est généralement peu appréciée par les locaux. Dans leur étude de cas d’une mission de volontourisme à Tijuana au Mexique, ils montrent, à la suite d’entretien avec des habitants, que ceux-ci considèrent ce qu’ils appellent eux-mêmes le “god talk” (moment durant lequel les touristes les rassemblent pour leur parler de leur foi) comme un prix à payer en échange de l’aide reçue. 

Les organisations de volontourisme, par ignorance des cultures locales ou par volonté de modifier celles-ci selon des standards occidentaux, peuvent donc encourager la naissance de conflits entre communautés hôtes et touristes. 

Il apparaît donc clair que le volontourisme peut entraîner de multiples conséquences négatives pour les communautés auxquelles il prétend apporter son aide. Ses impacts positifs sont limités par le manque de reconnaissance des besoins des locaux, il encourage un cycle de dépendance économique, et l’absence de prise en compte des réalités culturelles locales est à l’origine de conflits.

Mais les dérives du volontourisme n’affectent pas que les communautés hôtes. Le phénomène peut aussi avoir des impacts négatifs sur les touristes qu’il envoie à l’étranger, ceux-ci étant souvent ignorants de la face cachée du phénomène. 

II : Le mirage des promesses de développement personnel : les impacts négatifs du volontourisme sur les volontaires

L’un des principaux ressorts de communication des agences de volontourisme pour attirer des clients potentiels est ainsi la promesse de “développement personnel” ou “d’échange interculturel”. Il s’agit de faire miroiter des concepts d’ouverture sur le monde, de gain en maturité, d’éveil de la conscience et de rencontre d’une culture nouvelle. Ces soi-disants effets bénéfiques sur le volontaire sont pourtant à relativiser. Tout d’abord car les organisations de volontourisme se structurent bien souvent autour d’un modèle fermé qui empêche de véritables échanges entre locaux et volontaires. Ensuite car loin de permettre une ouverture sur le monde, le volontourisme encourage à l’inverse une rationalisation de la pauvreté et une conceptualisation de l’autre. Enfin car il perpétue des modes de pensée néo-coloniaux. 

A : Un mode de fonctionnement fermé qui bride les échanges entre locaux et touristes volontaires

La découverte de nouvelles cultures est ainsi l’un des arguments les plus fréquemment employés par les agences de volontourisme pour vanter les mérites de leurs voyages sur les touristes volontaires. La formule figure même dans la définition du volontourisme que donne France Volontaire : “le volontourisme promet à des individus […] la découverte de nouvelles cultures”. Pourtant, dans les faits, les missions proposées aux volontaires impliquent rarement des contacts étroits entre ceux-ci et les locaux. L’échange culturel entre les deux groupes est donc bien souvent très limité, voire inexistant. Cet état de fait est démontré par les chercheurs Esi Akyere Mensah, Elizabeth Agyeiwaah, et Felix Elvis Otoo dans leur article Re-conceptualizing volunteer tourism organizations roles: A host perspective (Tourism Management Perspectives, 2021) (27). Ils s’appuient sur une étude approfondie de la communauté rurale de Asebu, au Ghana, qui accueille un programme de volontourisme. Leurs résultats viennent d’entretiens avec plus d’une cinquantaine d’individus. Il en ressort que l’organisation de volontourisme étudiée joue un rôle majeur en tant qu’intermédiaire dans les échanges culturels entre volontaires et locaux (28). Ces échanges étaient donc étroitement contrôlés par les employés de l’agence, et ne laissaient que peu de liberté aux volontaires pour interagir naturellement. Ce rôle d’intermédiaire était pris à la fois pour protéger les volontaires (les auteurs de l’article citent des exemples de harcèlement sexuels de la part de certains locaux à l’encontre de volontaires féminins qui auraient motivé cette politique) mais aussi à cause de la barrière de la langue, qui empêchait le développement d’échanges complexes (29). 

Il en ressort que si les espaces de rencontre entre volontaires et locaux étaient nombreux (marchés, églises, établissements publics), leurs interactions étaient superficielles. Les volontaires étaient totalement dépendants du personnel de l’agence, et étaient systématiquement forcés  de passer par eux, ce qui contribuait à leur isolation. Les auteurs notent aussi que les volontaires étaient de toutes manières souvent peu motivés à l’idée d’aller par eux-même à la rencontre des locaux. Il en ressort donc que les échanges culturels et émotionnels sont très limités entre les deux communautés, et que les locaux décrivaient souvent les volontaires comme étant “fermés”. Pour les auteurs de l’article, cet état de fait est le résultat d’un protectionnisme trop zélé de l’agence de volontourisme. Ce protectionnisme est le résultat d’une certaine perception des volontaires, qui sont considérés comme des clients ayant payés pour une expérience et non comme des bénévoles prêts à donner de leur personne. Il convient donc de relativiser les appels au développement personnel et à l’échange inter-culturel, qui dans bien des cas tiennent plus du fantasme que de la réalité. 

B : Une expérience qui renforce les stéréotypes et creuse les différences

Une promesse qui est également souvent agitée par les agences de volontourisme est celle du dépassement des stéréotypes. En fournissant un espace de rencontre entre différentes cultures, les VTOs espèrent donner l’occasion à leurs visiteurs de revisiter certains clichés qu’ils peuvent avoir et accéder à une meilleure compréhension de l’autre. Pourtant, comme démontré par Daniel A. Guttentag, le volontourisme encourage bien souvent la perpétuation de certains stéréotypes et met en scène une romanticisation de la pauvreté (30). Simpson met en évidence ce phénomène dans son analyse des stratégies de marketing utilisées par les agences de volontourisme : elles utilisent des imageries réductrices des destinations pour faire la promotion de séjours, puisant dans un imaginaire occidental faisant appel à l’orientalisme et à l’exotisme (31). On y retrouve une essentialisation de l’autre, c’est-à-dire que des groupes de personnes sont réduits à certains traits de caractères stéréotypés. Simpson cite directement depuis les sites web de certaines agences : “Brazilians exhibit ‘energy and joy’, Paraguayans ‘are unfailingly charming’ and welcoming, and Bolivians are ‘generally shy and gracious »’. Il n’est également fait référence aux communautés hôtes que par le biais de leurs besoins, ce qui contribue à une certaine forme de déshumanisation. Cette forme de langage crée une barrière entre locaux et volontaires. A la suite d’entretiens menés avec d’anciens participants à des programmes de volontourisme, Simpson note que ceux-ci ont tendance à mettre en avant les différences entre eux et les communautés hôtes, et à insister sur ce qui les sépare plus que sur ce qui les rassemble. 

Une autre conséquence néfaste du volontourisme est qu’il permet le développement d’une rationalisation et d’une romanticisation de la pauvreté. Nombres d’études (Simpson, 2004 (32), Raymond and Hall, 2008 (33)) montrent que les volontaires aiment à insister sur le “bonheur” des locaux rencontrés, et ce malgré leur pauvreté. Simpson cite une ancienne volontaire au Pérou : ‘Here they don’t have TVs but it doesn’t bother them because they don’t expect one, I think they are a lot more grateful for what they get’. Raymond and Hall y voient une manière d’excuser et de justifier la pauvreté, voire même de l’idéaliser en l’associant avec une pureté mentale et émotionnelle, ce qui contribuerait à légitimer les inégalités économiques Nord-Sud. 

C : La perpétuation de schémas de pensée néo-coloniaux

Enfin, le volontourisme peut aussi participer à la perpétuation de schémas de pensée néo-coloniaux. Phoebe Everingham et Sara C. Motta s’attachent à montrer ce mécanisme dans leur article “Decolonising the ‘autonomy of affect’ in volunteer tourism encounters” (34). Pour ce faire, elles s’aident de la théorie de l’affect. Cette théorie permet d’étudier les relations humaines par le biais des affects, notion complexe qui définit nos ressentis et nos émotions mais n’est pas forcément exprimable par le langage (35). Cette notion permet notamment d’analyser les relations de pouvoir – s’inspirant en cela des travaux de Foucault.

 Les autrices de l’article cherchent donc à montrer (entre autre) que, par le biais de certaines stratégies de communication, les agences de volontourisme encouragent le maintien d’une vision du monde néolibérale et néocoloniale. Elles expliquent que le volontourisme contribue à  marquer la différence entre ceux dans le besoin (les pays du Sud) et ceux qui aident (les pays du Nord), et ce notamment en utilisant un champ lexical lié à l’émotion dans leurs campagnes de promotion, insistant sur des notions de compassion, d’empathie et de justice. Ce langage légitimerait une certaine forme de domination morale et spirituelle de l’Occident. L’affect serait alors utilisé pour apaiser la culpabilité des volontaires quant à leur position de privilège et les distraire de tous questionnements sur les inégalités qu’ils peuvent observer. On y retrouve encore une fois le mythe du local “poor-yet-happy”, qui empêche les volontaires d’accéder à une prise de conscience quant aux perpétuations de schémas de domination néo-coloniaux. 

Les autrices notent aussi que l’utilisation de l’anglais, très majoritaire dans le monde du volontourisme, contribue à entretenir un héritage impérialiste néo-colonial en plaçant l’Occident en position dominante dans les discussions. Elle renforce aussi l’image d’expert régulièrement conférée aux touristes volontaires, alors même que ceux-ci n’ont souvent ni légitimité ni formation dans leur domaine d’activité. Donner des cours d’anglais est ainsi une forme très populaire de volontourisme, sans pour autant que les volontaires participant à ces programmes aient des compétences spécifiques dans ce domaine. 

Le volontourisme peut donc être perçu comme une pratique contribuant à perpétuer une vision du monde néocoloniale et des dynamiques d’échanges Nord-Sud profondément inégales. 

Il a ainsi été montré que le phénomène du volontourisme peut avoir des impacts négatifs non seulement sur les communautés hôtes, mais aussi sur les volontaires eux-mêmes. En échouant à remplir ses promesses de développement personnel et d’échanges interculturels, il participe à creuser les différences entre volontaires et locaux, contribue à entretenir certains stéréotypes, et agit selon des logiques néo-coloniales. 

Il apparaît donc clair que le développement du volontourisme ces dernières décennies a entraîné de multiples dérives. Quelles sont alors les mesures qui ont été prises pour contrôler et réguler le secteur ? 

III : Les mesures prises pour réguler le volontourisme, une étude à travers l’exemple du volontourisme en orphelinat

Pour répondre à cette question il convient de se pencher sur l’exemple du volontourisme en orphelinat, secteur dont les déboires sont particulièrement criants et qui capte donc l’opinion publique. Cet exemple nous permet alors d’étudier les solutions proposées et mises en place pour limiter ses dérives, avant d’élargir le sujet au volontourisme en général.

A : Les dérives particulièrement cruelles du volontourisme en orphelinat

Le bénévolat en orphelinat est ainsi une forme particulièrement populaire de volontourisme (36), comme l’explique Lily Baron dans son article No child should feel left behind: the illegality of orphanage voluntourism under article 19 of the united nations convention on the rights of the child (37). Elle y détaille les dérives du volontourisme en orphelinat au Cambodge et en Ouganda, avant d’expliquer que ces pratiques sont contraires à la convention sur les droits de l’enfance des Nations Unies et de suggérer diverses pratiques pour mieux réguler le secteur. Elle montre tout d’abord que le volontourisme constitue une source de financement très importante pour de nombreux orphelinats, ce qui pousse certaines organisations à créer de tels établissements uniquement dans le but d’attirer des touristes étrangers. Cette recherche de profit pousse alors des associations peu scrupuleuses à employer des moyens illégaux pour pallier le manque de véritables orphelins. Ils utilisent des “social orphans”, c’est à dire des enfants dont les parents sont encore en vie mais ne vivant plus au sein de leur foyer (38). Ce phénomène peut prendre une ampleur considérable. Au Népal, 85% des enfants vivant en orphelinat ont au moins un parent en vie (39); au Ghana, ce chiffre monte jusqu’à 90% (40); au Sri Lanka, il est de 92% (41); au Liberia, de 98% (42). Le volontourisme en orphelinat repose donc sur une arnaque à grande échelle. 

Or ce phénomène, non content d’être dépourvu de toute fondation réelle, a souvent des impacts négatifs sur les enfants eux-mêmes. Les “social orphans” amenés au sein des orphelinats le sont souvent au moyen de méthodes à l’éthique plus que discutable. Ils sont repérés par des recruteurs, qui font miroiter aux parents la promesse d’une éducation  gratuite pour leur enfant au sein d’une école en ville, leur assurant qu’ils pourront le visiter régulièrement (43). A la place, les recruteurs vendent l’enfant à un orphelinat, qui l’exploite ensuite pour le profit, et l’empêche de retourner auprès de ses parents. Dans certains cas, les enfants peuvent même être kidnappés. 

Il a de plus été montré que le volontariat auprès d’enfants peut créer des troubles de l’abandon et des traumas à long terme (44). Sara Dillon, spécialiste du droit des enfants, explique : “living in group settings with inconsistent caregivers leaves residual trauma that is difficult to ameliorate.” (45) Être constamment exposé à une succession de volontaires prive ainsi les enfants de toute forme de stabilité émotionnelle, et leur rends difficile la formation de réelle connections dans le futur, les laissant vulnérables à divers formes d’exploitations (46). En favorisant des missions à courtes durées, les agences de volontourisme encouragent ce phénomène. 

Mais les conséquences négatives sur la santé, aussi bien mentale que physique, des enfants peuvent être encore plus profondes. Ces derniers sont parfois forcés à des mises en scènes visant à apitoyer les touristes pour les inciter à donner de l’argent – par exemple via des actes de mendicité (47). Pire encore, les enfants peuvent être intentionnellement maltraités, toujours dans l’objectif de pousser aux donations. C’est ce qu’explique Laurie Ahern dans un article s’attardant sur le cas du Népal (48): “Children can be intentionally underfed, shabbily dressed and living in squalid conditions in an effort to elicit even more donations.” 

La cruauté de ces pratiques s’explique par la rentabilité financière du secteur du volontourisme en orphelinat. A titre d’exemple, en Thaïlande, le coût pour pouvoir passer une semaine auprès d’enfants pour des volontaires est de près de 400$ (49). 

Mais l’exploitation des enfants en orphelinat est loin de s’arrêter aux cas déjà cités. L’abus peut parfois provenir des touristes volontaires eux-mêmes. Laurie Ahern explique : “Once delivered to bogus orphanages, children are at risk of sexual and physical abuse, not only from staff, but from a steady stream of volunteers and donors who receive unfettered access to them.” En effet, les orphelinats n’ont aucune procédures de vérification pour l’accueil des touristes; n’importe qui est donc libre de rejoindre ces programmes (50). De plus, il n’existe pas de règlements pour garantir la sécurité des enfants (51). Les touristes sont ainsi libres d’entrer dans les chambres des enfants à leur guise, voire de les emmener se promener en-dehors de l’orphelinat sans supervision. Dans ces conditions, les cas d’abus sexuels sont multiples, et rarement découverts. Quelques affaires ont néanmoins permis de faire connaître ce phénomène auprès du grand public. En 2015 par exemple, un touriste volontaire Canadien est condamné par un tribunal népalais pour le viol d’un garçon de 15 ans en situation de handicap (52).

Ces actions ne sont pas toujours du fait d’individus isolés. Les orphelinats accueillant des programmes de volontourisme sont également parfois suspectés d’entretenir des liens avec des réseaux de trafic d’enfants. Laurie Ahern a ainsi mise en évidence, dans un article de 2015, des liens entre des orphelinats en Ukraine et des producteurs de pédopornographie (53).

Le volontourisme en orphelinat est donc un secteur qui entraîne des dérives particulièrement cruelles et visibles. A ce titre, il n’est pas étonnant que les tentatives de régulation du volontourisme émergent bien souvent en premier lieu en réaction à son développement. 

B : Les tentatives de régulation du secteur du volontourisme en orphelinat

Il s’agit donc d’étudier les mesures mises en place pour mieux le contrôler. C’est ce que fait Lily Baron dans son article No children should feel left behind (54). Elle montre que le volontourisme en orphelinat est contraire à l’article 19 de la UNCRC (UN Convention on the Rights of the Child) (55) – une charte ratifiée par la quasi-totalité des pays de la planète. L’article 19 déclare : 

States Parties shall take all appropriate legislative, administrative, social and educational measures to protect the child from all forms of physical or mental violence, injury or abuse, neglect or negligent treatment, maltreatment or exploitation, including sexual abuse, while in the care of parent(s), legal guardian(s) or any other person who has the care of the child.

La charte cherche notamment à protéger les enfants en situation d’abus en les considérant comme des individus jouissant de droits, et non comme de simples victimes sans liberté d’actions. Cependant, malgré son implantation quasi universelle, la charte peine dans bien des cas à accomplir son rôle. Le volontourisme en orphelinat a ainsi connu une croissance exponentielle ces dernières décennies, malgré des tentatives de régulation et d’application des articles de la charte de la part des pays hôtes. L’Ouganda, notamment, se fait remarquer pour ses multiples régulations et décrets autour du secteur. On peut citer le National Orphans and Other Vulnerable Children Policy (NOP) (56), le Children (Amendment) Act (57) ou encore le Children (Approved Homes) Rules (58). Pour Lily Baron, l’Ouganda, qui n’a pas véritablement les moyens de mettre en place des politiques aussi ambitieuses, ne remplit cependant pas ses obligations selon la UNCRC, puisque le volontourisme en orphelinat y reste en pleine expansion. Cette inefficacité des initiatives prises à l’échelle de pays individuels ne se retrouve pas qu’en Ouganda. Le Népal se démarque également pour ses tentatives de régulation particulièrement fortes : le pays a en effet rendu le volontourisme en orphelinat totalement illégal, et a interdit aux étrangers entrant dans le pays avec un visa touristique de participer à des activités de volontariat (59). Pourtant, malgré cela, le phénomène reste toujours très présent au sein du pays, avec des dizaines de milliers de volontouristes qui continuent de se rendre au Népal chaque année (60). Dans un pays où la pauvreté reste très présente, l’industrie représente en effet de tels bénéfices que les autorités sont peu motivées à mettre en place les décrets adoptés. 

Pour Lily Baron, il apparaît donc clair que ni des traités internationaux ni des initiatives locales ne sont à même de réguler le développement du volontourisme. Selon elle, une réponse plus adéquate repose sur trois piliers.

Tout d’abord, les premières mesures de régulation doivent venir, non des pays hôtes des programmes de volontourisme, mais plutôt des pays envoyant les volontouristes en premier lieu. Lily Baron propose que tous les pays ayant signé la UNCRC interdisent à leurs citoyens de faire du volontariat dans des orphelinats à l’étranger. Elle explique que cette mesure forcerait les orphelinats à fermer, car ceux-ci sont entièrement dépendants des touristes étrangers pour leur financement (61), sans pour autant jeter les enfants à la rue, puisque dans la très grande majorité des cas ceux-ci ont encore des parents en vie. Il s’agit ici de porter le blâme du phénomène non seulement sur les orphelinats mais également sur les touristes, qui encouragent et entretiennent, souvent par ignorance, le phénomène.

Lily Baron propose ensuite de compléter cette mesure par une interdiction pour les individus, entreprises, ou ONG de faire de la publicité autour de et/ou de financer le volontourisme. Elle explique que ces politiques doivent venir de la part des instances étatiques, seules capables de mettre en place ces mesures. Elle prend pour exemple l’Australie, qui est devenu le premier pays du monde à reconnaître le trafic d’enfants en orphelinat comme une forme d’esclavage moderne (62).

Enfin, la dernière réponse au volontourisme doit venir, selon Lily Baron, cette fois-ci non des états mais plutôt des individus. Elle encourage ceux désireux de rejoindre des programmes de volontourisme, ou souhaitant faire des dons à des orphelinats à l’étranger, à plutôt soutenir des associations ou organisations visant à la réunification des familles séparées (63). Il s’agit de résoudre le problème à la source : la raison pour laquelle les orphelinats sont capables de “recruter” de faux orphelins est bien souvent car leurs familles n’ont plus les moyens financiers de les entretenir (64). En créant des services permettant aux enfants de s’épanouir au sein de leurs familles d’origine, ces associations permettent de résoudre ex ante la crise des orphelins. Financer de tels programmes, plutôt que des institutions soutenant le volontourisme en orphelinat, est donc selon Lily Baron la solution la plus apte à résoudre ce problème. 

L’article de Lily Baron nous permet ainsi de tirer quatres conclusions des tentatives de régulation du volontourisme en orphelinat – qui peuvent être étendues au volontourisme en général.

  • Tout d’abord, les traités internationaux, comme la UNCRC, n’ont qu’une efficacité limitée; 
  • Ensuite, les initiatives locales prises par les pays hôtes ont elles aussi un impact mitigé, à cause à la fois d’un manque de ressource et d’un manque de volonté pour les appliquer, compte tenu des bénéfices engrangés par l’industrie du volontourisme;
  • Les pays du Nord, ceux desquels partent les volontouristes, sont les plus à même de réguler le phénomène, car ils n’en profitent pas directement et ont les moyens de mettre en place les décrets adoptés;
  • Enfin, la réponse doit aussi venir du niveau individuel, en incitant les donateurs à choisir des associations plus responsables.

C : Quelles mesures prendre pour mieux encadrer le volontourisme à travers le monde ?

L’étude de cas du volontourisme en orphelinat nous permet donc de généraliser les mesures prises au volontourisme dans son ensemble. En effet, de plus en plus, alors que son impact est remis en question, des tentatives pour mieux l’encadrer  émergent de par le monde. La France n’est pas en reste dans cet effort (65). Un exemple pertinent est celui de la proposition de loi N°3670 en date du 14 décembre 2020 (66), enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale. Cette proposition vise à protéger les personnes en désir d’engagement contre les dérives liées à ce phénomène, à reconnaître le rôle de France Volontaires et de ses membres dans le développement et la promotion d’un volontariat international de qualité, et veiller au respect des obligations de la France en faveur des droits humains, notamment celles inscrites dans la Convention Internationale des droits de l’enfant. 

L’article 2 vise notamment à compléter dans le code pénal la définition de la « traite des êtres humains », afin d’y faire apparaître l’utilisation et la mise en scène de personnes vulnérables dans le but d’organiser des séjours touristiques. Cet article vise également à renforcer l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant à travers l’article 9, stipulant qu’il faut veiller à ce que “l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré”. L’article 3 prévoit de soumettre les organisations proposant des actions de volontariat au sein de structures œuvrant auprès de mineurs, aux mêmes règles de vigilance que les organisations travaillant en France, en empêchant l’accès à ces séjours touristiques ou missions aux personnes ayant été condamnées pour un crime ou pour certains délits (67). 

Il est intéressant de noter que les propositions du projet de loi recoupent largement les idées avancées par Lily Baron. En préconisant de renforcer le rôle de France Volontaire, la loi met également en évidence un troisième type d’acteur essentiel au contrôle du volontourisme : les associations et ONG de volontariat international. La responsabilité de mieux contrôler le secteur leur incombe également.

Pour cela, ces organisations devraient agir selon certains principes. Tout d’abord, comme démontré tout au long de cet article, la recherche du profit est une caractéristique du volontourisme qui joue un rôle moteur dans l’apparition de ses dérives. Aussi, ces organisations devraient reposer sur un modèle de non-profit. Elles devraient également garder à l’esprit que les besoins des volontaires ne doivent pas être placés au-dessus de ceux des locaux. Enfin, afin de s’assurer d’un impact positif sur les communautés hôtes, il convient pour ces ONG de toujours remettre en question leurs actions et de s’interroger sur leurs conséquences, et ce en suivant les préconisations de l’abondante littérature scientifique qui existe sur le sujet, dont cet article n’a fait qu’effleurer la surface. 

Conclusion

Le volontourisme est donc un phénomène dont les multiples dérives sont encouragées par une logique de fonctionnement reposant sur le profit. En se concentrant sur les besoins des volontaires plutôt que sur ceux des locaux, il encourage des conflits culturels et génère un cycle de dépendance économique. Ses promesses de développement personnel faites aux volontaires tiennent plus du fantasme que de la réalité. Dans les faits, le volontourisme encourage les stéréotypes et contribue à creuser les différences entre locaux et volontaires. En réaction à ces dérives, et plus particulièrement à celles liées au volontourisme en orphelinat, de multiples projets de régulation du secteur émergent de par le monde. 

La responsabilité de venir à bout des dérives du secteur incombe tout autant aux individus qu’aux organisations gouvernementales. En se renseignant mieux sur le sujet, par exemple en suivant les recommandations de France Volontaire, tout le monde peut avoir un impact. Il faut arrêter de financer les organisations de volontourisme – que ce soit via des dons ou en partant en séjour avec eux -, et à la place leur préférer des ONG plus responsables, capables de s’interroger et d’évoluer pour améliorer leur impact, et dont le fonctionnement ne repose pas sur le profit. 

Notes et bibliographie

  1.  See VAN DOORE ET AL., supra note 12, at 1; cf. NEXT GENERATION NEPAL
  2.  See Volunteering In Nepal? What You Should Know Before Volunteering in an Orphanage in Nepal, UNICEF (Oct. 4, 2018), 
  3.  VAN DOORE ET AL., supra note 12, at 1; see Laurie Ahern, Donors Need to Support Vulnerable Families Not Rebuild Nepalese Orphanages, HUFFINGTON POST (May 22, 2016, 6:48 PM), https://www.huffpost.com/entry/donors-need-to-supportvulnerable-families_b_7422618
  4. Wearing S. 2001. Volunteer Tourism: Experiences that Make a Difference. CABI Publishing: New York
  5.  Attention au volontourisme – France-Volontaires
  6.  SEMELANE Sindy : “Les facettes du volontourisme au sein de l’engagement international”, 2022
  7.  Daniel A. Guttentag, “The Possible Negative Impacts of Volunteer Tourism”, 2009
  8.  ibid
  9.  Lily Baron, “NO CHILD SHOULD FEEL LEFT BEHIND: THE ILLEGALITY OF ORPHANAGE VOLUNTOURISM UNDER ARTICLE 19 OF THE UNITED NATIONS CONVENTION ON THE RIGHTS OF THE CHILD”, 2022
  10. Daniel A. Guttentag, “The Possible Negative Impacts of Volunteer Tourism”, 2009
  11. Söderman N, Snead S. 2008. Opening the gap: the motivation of gap year travellers to volunteer in Latin America
  12. Wearing S. 2001. Volunteer Tourism: Experiences that Make a Difference. CABI Publishing: New York
  13. Lyons K, Wearing S. 2008a. All for a good cause? The blurred boundaries of volunteering and tourism
  14. Daniel A. Guttentag, “The Possible Negative Impacts of Volunteer Tourism”, 2009
  15. Simpson K. 2004. ‘Doing development’: the gap year, volunteer-tourists and a popular practice of development
  16. Carey S. 2001. The virtuous vacation? More travelers sweat, teach as volunteers on time off: the burden of do-gooders
  17. Van Engen J. 2000. The cost of short-term missions. The Other Side
  18.  Pearce II J. 1980. A volunteer worker placement model for business. Annals of Tourism Research
  19. Van Engen J. 2000. The cost of short-term missions. The Other Side
  20. Wearing S. 2001. Volunteer Tourism: Experiences that Make a Difference. CABI Publishing: New York
  21.  McGehee N, Andereck K. 2008. ‘Pettin’ the critters’: exploring the complex relationship between volunteers and the voluntoured in McDowell County, West Virginia, USA, and Tijuana, Mexico. In Journeys of Discovery in Volunteer Tourism
  22. Re-conceptualizing volunteer tourism organizations roles: A host perspective, 2021, Tourism Management Perspectives
  23. Wall G, Mathieson A. 2006. Tourism: Change, Impacts and Opportunities. Pearson Prentice Hall: Toronto.
  24. Clifton J, Benson A. 2006. Planning for sustainable ecotourism: the case for research ecotourism in developing country destinations. Journal of Sustainable Tourism
  25.  Wearing S. 2001. Volunteer Tourism: Experiences that Make a Difference. CABI Publishing: New York
  26. McGehee N, Andereck K. 2008. ‘Pettin’ the critters’: exploring the complex relationship between volunteers and the voluntoured in McDowell County, West Virginia, USA, and Tijuana, Mexico. In Journeys of Discovery in Volunteer Tourism
  27. Re-conceptualizing volunteer tourism organizations roles: A host perspective; Esi Akyere Mensah, Ph.Da,* , Elizabeth Agyeiwaah, Ph.Db , Felix Elvis Otoo, Ph.Dc, Tourism Management Perspectives
  28.  Bochner, S. (Ed.). (2013). Cultures in contact: Studies in cross-cultural interaction. Elsevier. Bryman, A. (2008). Why do researchers integrate/combine/mesh/blend/mix/merge/ fuse quantitative and qualitative research. Adv. Mixed Meth. Res., 87–100. 
  29. Flipping the principal-agent model to foster host community participation in monitoring and evaluation of volunteer tourism programmes. Tourism Recreation Research, 43(3), 321–334. 
  30.  Daniel A. Guttentag, “The Possible Negative Impacts of Volunteer Tourism”, 2009
  31. Simpson K. 2004. ‘Doing development’: the gap year, volunteer-tourists and a popular practice of development. Journal of International Development
  32. ibid
  33.  Raymond E, Hall C. 2008. The development of cross-cultural (mis)understanding through volunteer tourism. Journal of Sustainable Tourism
  34.  Phoebe Everingham & Sara C. Motta (2022) Decolonising the ‘autonomy of affect’ in volunteer tourism encounters, Tourism Geographies, 24:2-3, 223-243, DOI: 10.1080/14616688.2020.1713879
  35. What is Affect Theory? | Donovan Schaefer, University of Pennsylvania
  36. NEXT GENERATION NEPAL, ORPHANAGE TRAFFICKING AND ORPHANAGE VOLUNTOURISM 3 (2014)
  37. NO CHILD SHOULD FEEL LEFT BEHIND: THE ILLEGALITY OF ORPHANAGE VOLUNTOURISM UNDER ARTICLE 19 OF THE UNITED NATIONS CONVENTION ON THE RIGHTS OF THE CHILD, Lily Baron, 2022
  38. Sara Dillon, The Missing Link: A Social Orphan Protocol to the United Nations Convention on the Rights of the Child, 1 HUM. RTS. & GLOBALIZATION L. REV. 39, 39 (2008)
  39. Volunteering In Nepal?, supra note 1
  40. Protecting Children from Orphan-Dealers, NEW HUMANITARIAN (May 27, 2009)
  41. Tina Rosenberg, The Business of Voluntourism: Do Western DoGooders Actually Do Harm? GUARDIAN (Sept. 13, 2018, 1:00 PM), 
  42. ibid
  43.   BETTER VOLUNTEERING BETTER CARE, COUNTRY FOCUS: GHANA 6 (Andrea Messmeer et al. eds., 2014
  44.  Georgette Mulheir, Voluntourism Harms, Not Helps, The World’s Orphanage Children, HUFFINGTON POST (Aug. 22, 2016)
  45.  Sara Dillon, Time for a Truth-Based Policy: Humanitarian Access to Children Living Without Family Care
  46.  Georgette Mulheir, Voluntourism Harms, Not Helps, The World’s Orphanage Children, HUFFINGTON POST (Aug. 22, 2016)
  47.  Tess Guiney, ‘Orphanage Tourism’ in Cambodia: When Residential Care Centres Become Tourist Attractions, 21 PAC. GEOGRAPHIES
  48.  Laurie Ahern, Donors Need to Support Vulnerable Families Not Rebuild Nepalese Orphanages, HUFFINGTON POST (May 22, 2016
  49.  David Eimer, Voluntourism Tips: Is it Ethical to Visit Orphanages?, LONELY PLANET (Apr. 25, 2013)
  50.  Volunteering In Nepal? What You Should Know Before Volunteering in an Orphanage in Nepal, UNICEF (Oct. 4, 2018)
  51.  Helen Nianias, No Hugs, No One to Talk to: How Ugandan Orphanages are Harming a Generation, GUARDIAN (Nov. 23, 2017)
  52.  Nepal Convicts Canadian Orphanage Volunteer of Sexual Assault of Disabled Boy, 15, STRAITS TIMES (Mar. 2, 2015)
  53.  Laurie Ahern, Ukraine Orphanages Feeder for Child Trafficking, HUFFINGTON POST (June 2, 2015)
  54.  NO CHILD SHOULD FEEL LEFT BEHIND: THE ILLEGALITY OF ORPHANAGE VOLUNTOURISM UNDER ARTICLE 19 OF THE UNITED NATIONS CONVENTION ON THE RIGHTS OF THE CHILD, Lily Baron, 2022
  55.  Convention on the Rights of the Child | UNICEF
  56.   MINISTRY OF GENDER, LABOUR & SOC. DEV., supra note 124
  57.  The Children (Amendment) Act (Act No. 9/2016) (Uganda)
  58.  The Children (Approved Homes) Rules (Rules Supplement No. 52/2013) (Uganda).
  59.  Immigration Rules, 1994, Rule 20 (Nepal)
  60. MARTIN PUNAKS & KATIE FEIT, NEXT GENERATION NEPAL, THE PARADOX OF ORPHANAGE VOLUNTEERING 26 (2014). 
  61.  Tess Guiney, ‘Orphanage Tourism’ in Cambodia: When Residential Care Centres Become Tourist Attractions, 21 PAC. GEOGRAPHIES 9, 13 (2012) 
  62.  Australia Says Orphanage Trafficking is Modern-Day Slavery,
  63.  Holly Havens, The Harms of Orphanage Voluntourism: Misperceptions Among Volunteers 49 (Feb. 2018) (M.A. thesis, Columbia University) 
  64. ibid
  65.  SEMELANE Sindy : “Les facettes du volontourisme au sein de l’engagement international”, 2022
  66.  Proposition de loi nº 3670 relative à la lutte contre certaines dérives liées au volontourisme (assemblee-nationale.fr)
  67.  SEMELANE Sindy : “Les facettes du volontourisme au sein de l’engagement international”, 2022

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Singa Barcelone

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En Amérique Latine

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Honduras Child Alliance

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

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Honduras Charmont Bilingual school 5 1000x700 1

Charmont Bilingual Academy

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

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Ometepe Bilingual School

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  • Date et durée : à partir de mi-janvier, 12 mois idéalement
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Long Way Home

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association en Amérique Centrale !

  • Profil : Avoir une bonne maîtrise de l’espagnol, être à l’aise avec les enfants, avoir de l’intérêt pour l’environnement est un plus, adapté à des conditions de vie rustique
  • Lieu : Guatemala
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  • Nombre de Service Civique recherché.e.s : 2
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Expand Peru (bénévolat)

Participez aux activités éducatives et communautaires d’une association au Pérou.

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En Afrique

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ApiAfrique (bénévolat)

Accompagner la croissance rapide d’une entreprise sociale et solidaire.

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CRESAS

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  • Lieu : Côte d’Ivoire
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Appuyer les activités ludiques, pédagogiques et communautaires au Sénégal

  • Profil : Aisance avec les enfants, profil éducateurice spécialisée, avoir de l’expérience en tant que psychologue est un plus
  • Lieu : Sénégal
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Karenni National College

(E-volontariat)

Soutien aux activités pédagogiques menés par les professeurs et participation aux diverses activités du centre.

  • Profil :  Diplomé.e en Sciences Sociales. Dispos 2 ou 3 fois par semaine pour des cours de 1h/1h30
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Phaung Daw Oo School (E-volontariat)

Soutien aux activités pédagogiques menés par les professeurs et participation aux diverses activités du centre.

  • Profil :  Diplomé.e en Sciences Sociales. Dispos 2 ou 3 fois par semaine pour des cours de 1h/1h30
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