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Premières leçons

July 23, 2012 by Pauline Bertrand

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A BHSOH, on leur apprend les chiffres, et les couleurs au cas par cas.

Le témoignage de Margaux

July 21, 2012 by Adrien Arnoux

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À Avedome, le 21 juillet 2012,

Bonjour à tous,
Nous continuons notre périple au village d’Avedome où les djumbés continuent de rythmer nos journées…
Après une semaine de cours intensive, nous commençons peu à peu à prendre nos marques autant avec les élèves qu’au sein de la vie du village.
Nos matinées sont consacrées aux cours. Margaux, à la fois maitresse des CP2 et professeur de mathématiques et français aux 6e, n’en n’est pas au bout de ses peines ! Adrien, maitre de CE1 et professeur d’anglais en 3e, tente tant bien que mal d’inculquer les bases de la langue à ses jeunes élèves qui, indéniablement, ont de grandes lacunes. Après avoir constaté le retard sur le plan scolaire des élèves du village, le responsable du groupe de l’association locale NVM Jeff, a jugé bon d’assigner Pol à la classe de CE2. Malgré les difficultés, mais poussé par la soif d’apprendre des enfants, ce dernier assura les cours de géographie, histoire, mathématiques et français. En parallèle, Alexandre s’est appliqué avec Esso, une volontaire togolaise de NVM, à enseigner la géographie et le français aux élèves de CM2 ainsi que les mathématiques aux 5e. Martin, tout juste arrivé il y a deux jours sur le village, a été assigné aux CP2 et réalisa que ses élèves connaissaient ainsi de grandes difficultés à lire et à écrire. Introduit par Boris, volontaire togolais de NVM également, il prit rapidement en main sa classe. Le problème reste que la classe possède un niveau hétérogène, ce qui rend le cours complexe à assurer. 

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Il est important de préciser que, par manque de moyen, il y a plusieurs cours par classe. Les conditions sont précaires : toit délabré, banc en bois, moins de places que d’élèves …De plus de nombreux enfants ont des obligations de « travail » ce qui fait qui ne seront là que deux ou trois jours par semaines.
Nos lecteurs auront compris que la difficulté majeure encourue par les volontaires reste le niveau général des jeunes élèves, bien inférieur à la « moyenne ». Plus précisément, nous constatons de jours en jours que la communication à travers la langue est la chose la plus problématique, et qu’il nous fadra donc faire preuve d’innovation en ce qui concerne le français. Mise à part ça, il est évident que la motivation et l’envie d’apprendre exprimées par nos élèves rendent la tache pédagogique bien plus facile à entreprendre. En fait, nous éprouvons tous une détermination immense ainsi qu’une profonde conviction qu’un réel potentiel réside dans chacun de ces jeunes. Il faudra donc se battre afin qu’ils puissent un jour envisager une quelconque perspective d’avenir.

Nous avons aussi effectués, hier, une journée de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Celle-ci se déroula à merveille. Nous nous étions séparés en trois groupes afin du faire du porte à porte à travers le village. Les villageois furent à l’écoute. Un des groupes à même réussi à réunir plus de 30 personnes autour du puit du village ! On se rend compte que les jeunes garçons ainsi que les femmes récemment enceintes sont plutôt bien éduqués. Il reste, malheureusement, tout de même beaucoup de villageois imaginant que le sida puisse se transmettre par envoutement ou sorcellerie… Le préservatif est ainsi apprécié par les femmes pour ne pas tomber enceinte mais est décrié par la population adulte qui y voit « un objet de prostitution », comprendre : un incitatif envers les jeunes à coucher un peu partout.

Mis à part ca, l’ambiance dans notre petit village est très sympa. Les corvées sont difficiles (eau, ménage, vaisselle et cuisine) et les horaires exigeants : réveil 6h pour la corvée eau et cuisine, 6h 30 pour les autres. Quelques différences de cultures ont ainsi crées de petits accrochages. Rien de grave, Ameyibos et Yovos font tout les efforts pour respecter le plus possible l’autre, avec une même volonté : réussir à crée un projet long terme entre le village et l’association NVM et AIME.

Nous discuterons d’ailleurs dans les tout prochains jours de la rénovation de l’école et de ce qu’il nous ait possible de faire avec l’argent récolté sur Ulule, ajouté aux propres fonds de AIME. L’idée n’est pas de construire le plus possible car nous souhaitons avoir des matériaux résistants, à bon prix. Et au Togo, tout ce négocie !

AGPEKAKALO à tous !

En direct du cybercafé de LOME,

Margaux Arnal

Freedom from Fear

Aung San Suu Kyi, The PeaceMaker

La vie continue

July 18, 2012 by Pauline Bertrand

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Aujourd’hui nous avons donné une heure de cours au 6eme, 5eme et Terminales. Un grand changement. En effet, les élèves nous comprennent et on sent qu’ils veulent apprendre pour s’en sortir. Le cours n’a duré qu’une heure donc trop rapide pour une réelle progression en anglais. Cependant, nous allons continuer à donner 1h de cours par jour au plus grand. On leur parle de la neige, du froid, des choses qu’ils ne connaissent pas et ont du mal à imaginer. Mais quel bonheur quand leurs grand yeux s’écarquillent. 

La vie continue, les plats trop épicés, les incompréhensions, les surprises, et la pluie.. On a eu beaucoup de chance jusqu’à present, seulement très peu de pluie ! Cependant depuis deux jours il pleut sans arret. En espérant que le temps s’améliore samedi puisqu’on Coinstar agent organise notre event pour WEAVE ce jour là. On croise les doigts pour que les occidentaux de Mae Sot se déplacent. La dernière surprise fut quand Victoria commanda ce qu’elle pensait être un plat Thai aux crevettes qui se révéla en fait une assiette de crevettes crues, bien grises, et bien gluantes. humm !

Sous la pluie, les thai sont équipés de beaux kway sous lesquels ils cachent leurs enfants) 

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Les chants nationaux

July 16, 2012 by Pauline Bertrand

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A 9h, avant les cours, les élèves doivent chanter le chant national Thai puis le Birman. Pour se protéger du soleil, les birmans s’appliquent du thanaka sur le visage. Outre sa fonction cosmétique, il procure une sensation rafraichissante, aide à lutter contre l’acné et rend la peau douce.

Nous leur donnons ensuite 3h de cours où nous essayons de leur apprendre les bases de l’anglais. C’est difficile car ils sont vraiment petits et ne comprennent pas toujours ce qu’on leur explique. Mais on se donne du mal car ils sont si attendrissants.

Mae Sot Food Market

July 16, 2012 by Pauline Bertrand

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Photo de Famille

July 16, 2012 by Pauline Bertrand

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Aujourd’hui nous sommes allés au camps de réfugiés, Mae La, qui est le plus grand de Thaïlande. Nous avons été accueillis toute la journée par la famille de Wah Lay.

Wah Lay est une étudiante Karen de 23 ans, réfugiée Birmane, partie de son pays à l’âge de 18 ans et qui s’est retrouvée à Mae La avec des milliers d’autres birmans. En 2009, l’ancienne équipe de AIME sur place à Mae Sot, avait fait sa connaissance et l’avait pris sous son aile du fait de sa difficile histoire. Wah Lay est une ancienne étudiante de BHSOH ayant été diplômée avec, entre autre, une excellente note au TOEFL, lui permettant d’intégrer une université Thaïlandaise. De ce fait, elle a pu recevoir une carte d’étudiant thaï, qui lui permet d’étudier et de se déplacer “librement” (en signalant au gouvernement chacun de ses déplacements) dans le pays.



Levés a 6h pour prendre le “bus”,  nous étions heureux de retrouver un sol (fait de Bambou) pour dormir. A notre réveil, un gigantesque repas nous attendait sur la table : canard (de la maison) au curry, des légumes locaux, du palata (plat fait à partir de noodle), maïs au lait, racines de bambou mélangé à des feuilles, et du riz bien sur ! Autant dire qu’à 10h30 ça réveille ! Tout cela avec des fruits Birmans, déjeuner copieux mais très apprécié.

A midi, direction l’église adventiste pour 1h30 de prières et de chansons. Nous avons ensuite été invités à l’étage pour célébrer l’anniversaire de la fille du pasteur. De gros “pains chinois” (sorte de Coinstar point pâte pas cuite avec des oignons, des œufs et du poulet a l’intérieur) nous attendaient. Nous étions installés comme des rois entre les deux pasteurs.

Apres ce “gouter” les réfugiés ont souhaité que nous participions à la seconde messe (qui était davantage un cours de chant). Comme tout le monde, nous avons du y passer et avons donc choisi de chanter “Aux champs Elysées” tous ensemble. 



Encore une journée preuve de la généreuse hospitalité des Birmans. 

Ce soir nous fêtons le 14 Juillet dans un restaurant Français !

BHSOH

July 12, 2012 by Pauline Bertrand

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Depuis 2009 (dernière présence de AIME à Mae Sot), BHSOH a beaucoup évolué : des tables et bancs pour tous les élèves, des classes séparées par des murs (et non pas par des rideaux), une salle informatique avec quelques ordinateurs et même un wifi BHSOH !