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Ce village s’appelle Pueblo Nuevo, qui veut dire « Nouveau Village ». Pour nous, c’est également le premier dans lequel nous allons étendre le programme de micro crédit Grandir Ensemble.

 

Le village est situé à environ 35km de Silico Creek où nous sommes basés. Il  y est facilement accessible via la route principale de la région où des connexions en bus s’effectuent environ toutes les demi heure. Mais il faut quand même prévoir plus d’une heure pour effectuer ce trajet !
Il s’agit de la capitale de la sous-région de Buri, qui regroupe une quinzaine de villages. La communauté possède une école primaire et un collège-lycée, pour un peu plus de 1 500 habitants. C’est une ville dynamique située à un endroit stratégique, à proximité d’un axe routier, proche du port de Chiriqui Grande et traversée par deux rivières. C’est l’un des rares villages de la région indigène à être reliée au réseau électrique publique !

 

Notre objectif pour l’année 2016 est répliquer le modèle du programme de micro-crédit dans une dizaine de villages de la région indigène Ngöbe Buglé pour toucher jusqu’à 100 personnes. Nous avons donc établit une liste des villages intéressés par le programme et qui se prêtent à ce genre d’activité de par leur taille, leur proximité géographique avec Solary et leur population. Nous avons effectué plusieurs visites terrain, où nous avons rencontrés des membres des organisations locales ainsi que des autorités traditionnelles.

 

Norte première rencontre dans le village de Pueblo Nuevo a eu lieu en septembre dernier. Nous avons rencontré Salvador, un ami d’enfance de l’un des gestionnaires de Solary. Salvador nous a introduit à un petit groupe d’entrepreneurs motivés pour participer au programme de micro-prêts. Nous avons découvert des installations qui nous aideraient à effectuer un processus de sélection : un local communautaire similaire à la coopérative Solary, un centre informatique avec accès à internet, un logement pour les volontaires… Nous avons donc planifié une réunion d’information pour le 22 novembre.

 

Lors de cette réunion, plus d’une vingtaine de membres du village sont venus écoutés, intéressés pour recevoir un micro-prêt ou simplement pour mieux comprendre le fonctionnement de cette initiative innovante.

 

Au programme, nous avons présenté la coopérative Solary, l’association AIME, l’historique du programme ainsi que ces objectifs, la typologie des prêts ainsi que les modalités pour postuler. Nous avons reçus de nombreuses questions intéressantes ainsi que des retours motivés et inspirés. Nous démarrons donc la sélection des projets lundi 23, pendant 3 semaines, grâce à la présence de Arnoldo, Aymeric et Mounir sur le terrain.

 

Nous vous donnerons de leurs nouvelles !

 

J’ai 25 ans et je suis originaire d’Angers. Depuis 2012 je voyage régulièrement en Asie du sud Est et plus particulièrement en Thaïlande. En 2013 j’ai intégré un village Karen au nord de la Thaïlande et donné des cours d’anglais au sein de l’école primaire du village durant 7 mois. En Juin 2015 je suis devenu professeur d’anglais au sein de KnCC (Karenni Community College) près du camps de réfugiés « Ban Nai Soi » où 13 000 réfugiés, principalement Karenni, vivent. Je suis en charge ici de trouver de nouveaux partenaires, donateurs et ONG, qui seraient en mesure de supporter ce centre. J’effectue le lien entre la communauté Karenni et les donateurs Français, je m’occupe de faire connaitre ce peuple, notre mission et nos objectifs. J’ai pour futur de créer une Association avec les principaux acteurs de KnCC et acteurs Français pour effectuer le lien entre ONG Internationales qui souhaitent soutenir l’éducation au sein de l’état Karenni et d’assurer la prévention de l’usage et de la plantation d’Opium auprès des jeunes (la Birmanie étant le deuxième producteur d’opium du monde). Je souhaite que cette association soit une plateforme majeure pour tous ceux qui souhaite intervenir et aide cette minorité trop peu connue. Je souhaite avec A.I.M.E continuer à aider ce peuple directement sur place et par ailleurs accueillir des volontaires dans des villages reculés de Thaïlande pour de courtes missions.

Depuis le mois de septembre et l’arrivée de Clément sur l’île d’Ometepe, à San José del Sur, le projet de tourisme rural communautaire mené par les Hermanas de la Luna a été relancé.
Après avoir reçu une aide de la UE pour améliorer leurs habitats (le sol, la peinture des chambres et salles de bain) le projet peut en effet reprendre.
Cette aide de l’UE ayant participé également à la construction d’une salle collective à l’entrée du port de San José, les femmes ont pu obtenir un espace de vente gratuit à l’intérieur de celle-ci. Concrètement cela leur permettrait de vendre des produits touristiques ainsi que de « vendre » leurs Posadas.

L’inauguration de cette salle a eu lieu mi-septembre et la voilà enfin ouverte depuis ce mardi 10 novembre !
Afin de permettre aux Hermanas une plus grande efficacité dans la mise en place du projet, nous avons pris l’initiative de mettre en place des réunions hebdomadaires avec un ordre du jour.
Suite à notre dernière réunion (11 novembre) les femmes ont pu mettre en place un tour de rôle quant à la présence sur place !
Alegria ! Mission Port accomplie !
Cependant de nombreux freins et notamment le manque d’implication et de présence des Hermanas à ces réunions au début, ont fait ralentir l’avancée du projet.
Cependant les caractéristiques du service étant alors définies il manquait l’élaboration des prix. Après des études de marché sur le terrain (étude des prix de la concurrence et de leurs services ; questionnaire d’enquête clients sur le net) que nous avons pu mener, nous leur avons soumis une proposition de prix acceptables (suivant l’élaboration d’une étude de coût et de rentabilité).

Après deux semaines d’attente celles-ci se sont mises d’accord sur les différents prix qu’elles proposeront ainsi que sur l’investissement dont elles doivent faire preuve pour une réelle avancée du projet.

Nous sommes fin octobre, le projet peut enfin avancer !
Les chambres des Hermanas se doivent désormais d’être prêtes à l’arrivée d’un touriste (suivant un cahier des charges mis préalablement en place sur le contenu des chambres).
La prise en main des outils de communication nous semble alors incontournable à cette étape du projet ! Et notamment suite à une demande de leur part, il s’agit de les aider à refaire leur panneau de signalisation devant chacune des maisons (les informations importantes y étant mal présentées).
Nous avons donc décidé ensemble de nous réunir pour des séances « shooting photos » afin de pouvoir mettre au point les brochures publicitaires ainsi que pour mettre à jour leur facebook.

Plutôt chevere ces chambres non ?!
De bons échanges culturels, une bonne « bouffe » et un bon lit ça vous dit ?
Quand on dit “bonne bouffe” bien entendu il ne s’agit pas seulement du Traditionnel Gallo Pinto (riz et haricots rouges) mais aussi des Nacatamales, sopa de pollo et bien d’autres plats que concoctent les Hermanas!
Dans une logique de communication nous avons donc décidé de créer trois types de brochures différentes (noir et blanc qui serait moins chers selon le devis que nous avons pu obtenir d une agence d impression sur le continent! et couleur) que nous leurs avons soumis par la suite!

Nous sommes donc à l’heure d’aujourd’hui sur la voie de l’auto administration du projet par les Hermanas de la Luna ! Ayant désormais l’ensemble des outils entre leurs mains, il s’agit alors dans les prochaines semaines de les laisser mener leur projet tout en restant auprès d’elles pour les aider à faire face aux difficultés que peuvent amener le lancement d’un tel projet.

Affaire à suivre !

Nous avons été invités par l’IPACOOP, l’organisme national qui encadre les coopératives au Panama, pour un voyage de quelques jours sur la partie côtière de la Comarca.  L’équipe était formée de la Directrice régionale de l’IPACOOP, de deux de ces collaborateurs, de Mariane pour représenter l’équipe AIME ainsi que deux jeunes de la coopérative SOLARY.

Nous avons découverts plusieurs villages de la Comarca, accessible uniquement en bateau. Allant de quelques centaines d’habitants à plus de 6 000 pour le plus gros, ces villages préservent le style de vie des indigènes Ngöbe Buglé dans un cadre absolument idyllique.

Le but de ce voyage pour l’IPACOOP est de redynamiser les coopératives inactives et d’aider certains groupes à formaliser leur statut de coopérative.

AIME et SOLARY ont pu participer à ce voyage pour présenter le programme de micro-crédit Grandir Ensemble et inspirer les coopératives par l’histoire de SOLARY, petite coopérative de la Comarca maintenant devenue grande.

Jour 1 : Arrivée à Bisira

Rencontre de Ruben Gallego, l’un des entrepreneurs financé par le programme Grandir Ensemble. Etant originaire de Silico Creek, et prédicateur pour l’Eglise du Christ à Bisira, Ruben s’est installé dans ce village avec sa femme et ses enfants il y a environ deux ans. Il y a construit une « tienda » ou petite épicerie au cœur du village. Il a déjà reçu deux prêts de 1000 dollars de la part du programme qu’il a parfaitement remboursé en temps et en heure.

 

Jour 2 : Bucori

Visite de la coopérative de transport de Bucori. Rencontre avec Norberto, le Trésorier de la coopérative. Discours de la Directrice Régionale de l’IPACOOP.

 

Jour 3 : Fiesta a Bahia Azul

Nous avons participé aux festivités organisées à Bahia Azul pour le 46ème anniversaire de la zone. Tournois de baseball, volleyball, grand banquet et même une soirée de musique live « tipica » musique très entrainante sur des airs d’accordéons…

 

Jour 4 : Playa Balsa et Kusapin

Rencontre d’un groupe de 29 femmes dans le petit village de Playa Balsa. Décor paradisiaque au bord d’une plage de cocotiers, ce groupe travaille ensemble à la production d’huile de coco. Leur projet : s’organiser en coopérative et acquérir une machine pour produire cette huile plus facilement. Elles commercialiseront ensuite leurs produits sur le marché local avec l’aide d’un groupe d’étudiants universitaires panaméens.

Nous avons ensuite visité Kusapin où nous avons été accueilli par Yin Gallego, également originaire de Silico Creek et pasteur de l’Eglise du Christ dans ce village. Intéressé par le programme de micro-prêt Grandir Ensemble, il a déjà formé un groupe solidaire de 5 personnes (3 petites épiceries, un couturier et un restaurant) et attend avec impatience l’ouverture de ce village. Kusapin est l’un des plus grand village de la Comarca avec plus de 6000 personnes, un lycée et une université !

 

Nous revenons donc à Silico Creek content d’avoir pu découvrir toute cette région et avec de bonnes perspectives pour l’extension du programme de micro-crédit dans de nouvelles communautés.

Nous vous tiendrons informés !

Comme chaque année à Silico Creek, une Feria communale s’est organisée. L’idée est simple : quatre jours festifs pendant lesquels les producteurs locaux vendent le fruit de leur travail, tandis que des jeux et concours de toutes sortes sont organisés. Il s’agit d’une Feria cent pour cent « bio », organisée dans l’idée du respect le plus total de la nature : productions naturelles mais aussi présence et mobilisation de représentants gouvernementaux pour la préservation de l’environnement, et bien sûr une continuité de l’abstention de tabac et de boissons alcoolisées au sein de la communauté.

 

Chaque personne ou famille souhaitant vendre ses produits ou tenir un stand (de restauration, de jeux) s’est mise au travail dès le début de la semaine pour construire des « casetas » ; nous avons donc assisté à un impressionnant pullulement de ces petites cabanes fabriquées par les habitants entre le lundi et le jeudi (premier jour de Feria). L’électricité a été installée pour l’occasion, afin de faire durer les festivités jusqu’à minuit tout au long de la Feria.

 

La Feria a été ouverte par une cérémonie à laquelle étaient conviés les organisateurs locaux de Silico Creek, la directrice provinciale de l’IPACOOP (institution de gestion des coopératives de la région), le ministère de l’environnement, le pasteur de la communauté, le directeur de l’école, une entreprise de matériaux participant au financement de certains aspects de la Feria), et bien sûr, AIME, fortement mise à l’honneur.

 

Cette année était un peu spéciale pour plusieurs raisons. D’une part parce qu’il s’agissait de la dixième édition de la Feria, ce qui démontre une réelle importance de cet événement et une implication massive en termes de participation et d’organisation ; et d’autre part parce qu’il s’agissait de la première année ou celle-ci était « internationale », de par la présence de AIME.

 

L’association a en effet tenu à préparer et tenir tout au long de la Feria un stand (la « sica »). AIME a ainsi proposé des informations sur son activité de micro-crédit, ses tenants et aboutissants, l’association a aussi proposé une vente de polos à son effigie ainsi qu’un «studio » photo proposant de se faire prendre en photo seul ou en compagnie des personnes de son choix. Malgré une certaine timidité ou réticence à se faire prendre au premier abord, une grande partie des personnes présentes s’est finalement prise au jeu et a tenu à se faire photographier, quel que soit leur âge ! En restent des images parfois très amusantes, parfois très sérieuses, mais surtout beaucoup de sourires.

 

Un concours très animé de pilage de riz a eu lieu dès le premier jour, auquel ont participé deux des volontaires, Aymeric et Kévin, qui se sont « affrontés » puisque chacun en binôme avec un habitant de Silico Creek. Bon, qu’on se le dise, ils n’avaient pas vraiment le savoir-faire des locaux, mais leur participation a été très appréciée et a suscité une attention toute particulière de ce tournoi déjà très suivi ! Chaque équipe a été acclamée avec vigueur et le commentateur de la Feria en perdait sa voix (au sens propre !)

Le week end, un tournoi de volleyball a été organisé, opposant les équipes de Silico Creek et celles des communautés alentours. Plaisir d’assister à une grande participation féminine !

 

Un tournoi de football a aussi eu lieu, auquel ont participés tous les jeunes des clubs locaux. Des prix ont été officiellement remis à la fin de la journée, dans la joie ou dans les pleurs bien sûr.

 

L’activité phare de la Feria en termes d’animation et d’enjeux, a clairement été le tournoi de Dominos : un impressionnant rassemblement de dizaines et dizaines de joueurs s’est organisé sous le préau communal pour un tournoi qui a duré littéralement toute la nuit…! Nous n’y avons pas participé, mais nous avons vraiment assisté à quelque chose d’unique. L’ambiance dans cette salle était vraiment prenante : chaleur, tension, rires (rares…), claquements de dominos (oui, ça se claque très fort, les dominos !), cris (pour que le responsable des points entende bien le résultat de chaque manche), odeur de fritures pour ravitailler les joueurs et les spectateurs toute la nuit…!

 

Après cette journée riche en activités, en gâteaux au chocolat et à la cannelle,  en platanos fritos et ojaldras (farine, eau, HUILE), ainsi qu’une courte nuit entrecoupées et des cris de joueurs et claquements de dominos, nous nous sommes (presque) tous levés fort tôt pour un course de 2km riche en émotions. Philippa et Mariane sont arrivées en tête, mais avouons-le : une seule des autres participantes portait une paire de baskets… Et puis, notre entraînement intensif et quotidien ne pouvait mener qu’à la victoire, hum !

 

Nous avons aussi assisté, le dimanche, à deux concours de pelage de noix de coco : un pour les femmes, un pour les hommes. Nous avions nos favoris mais fûmes quelque peu déçus par leur performance :p

 

Une pyramide humaine a été formée en moins d’une minute pour atteindre le haut d’un arbre coupé et écorcé pour l’occasion, eeeeet la Feria a tranquillement pris fin avec la remise des prix de la journée, des discours de remerciements et de clôture, et une dernière soirée de musique et gourmandises.

 

Photo credit @ Philippa Cazelle

Après avoir lancé le financement de la troisième tranche d’entrepreneurs, notre équipe de volontaires, Mariane, Philippa, Mounir et Aymeric, s’attaque à un nouveau challenge : le suivi des entrepreneurs financés.

 

Au travers de la coopérative de la communauté de Silico Creek, AIME distribue des aides au financement d’activités locales et traditionnelles. En septembre dernier le troisième groupe d’entrepreneurs a été financé, et c’est donc dans la foulée que les volontaires ont décidé d’organiser un suivi.

 

Ce suivi a plusieurs objectifs. Il permet notamment de se rendre compte visuellement des « investissements » réalisés par les entrepreneurs grâce aux prêts de AIME, ainsi que de mieux comprendre en quoi les prêts distribués ont pu aider les entrepreneurs. En l’occurrence, les prêts ont servi, soit à démarrer un negocio (c’est à dire un commerce), soit à poursuivre et développer un negocio existant.

Le suivi permet aussi de s’assurer de la capacité actuelle de remboursement des entrepreneurs, qui doivent respecter un calendrier de remboursement étalé sur plusieurs mois ou années, et qui a été établi par AIME selon le type de negocio et les capacités de remboursement de l’entrepreneur.

Enfin, ces rencontres sont évidemment l’occasion de renforcer les liens entre l’entrepreneur et AIME. De son côté, Philippa a tourné des vidéos et pris des photos de chaque entrepreneur durant ces entretiens dans le but d’assister les équipes françaises dans les écoles de commerce qui vont lancer en novembre les campagnes de crowdfounding. Les vidéos ainsi que les portraits des entrepreneurs seront présentées pour soulever des dons dans chaque école participante.

 

La majorité d’entre eux se trouve à Silico Creek, mais une partie se trouve dans certaines communautés environnantes comme Santa Marta, Nueva Estrella, Alto la Gloria notamment, qui nécessitent parfois quelques heures de marche : l’occasions de bonnes balades.

Mariane, du fait qu’elle connaisse de longue date la plupart des entrepreneurs, et compte tenu de son très bon niveau d’espagnol, s’occupe plus spécifiquement du suivi des entrepreneurs ayant des retards de paiement. Le suivi actuel a aussi pour objectif de donner un « cadre » aux bénéficiaires les plus récents afin justement d’éviter les retards de paiements ; nous espérons qu’en entamant un suivi régulier dès le début, la situation sera moins fréquente pour la dernière tranche d’entrepreneurs.

 

A ce jour, plus de la moitié des entrepreneurs des deux dernières sélections ont été visités, le travail se poursuit donc ici, sous le soleil du Panama !

 

Photo credit @ Philippa Cazelle

La reprise du projet au Nicaragua

October 27, 2015 by Alice Bourrelly

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Et bien mes trois mois au paradis se terminent… J’aurais bien profité de la vie au Nicaragua, ainsi que des beautés que propose l’ile d’Ometepe.

Les expériences dans la vie de famille sont aussi nombreuses, avec entre autre le brossage des dents qui se fait au lavoir, en utilisant un sceau d’eau et un bol pour se rincer, et le bidon à côté des toilettes, pour faire la chasse d’eau pendant la nuit (l’eau se coupe vers 19h). Les coupures d’électricité sont fréquentes, et entrainent souvent la coupure de l’eau, donc c’est très probable de se retrouver dans la salle de bain, dans le noir, et sans eau à n’importe quel moment de la journée !!

La saison des pluies porte bien son nom, et parfois le déluge continu plusieurs jours de suite !! Et avec leurs routes en terre, c’est sympa la gadoue !!! Et puis chaque averse apporte une coupure de courant…

Les cours d’anglais et de français avec les enfants ont eu beaucoup de succès, surtout au début, avec presque 40 enfants présents. Du coup en traversant le village, on pouvait entendre des petites voix qui crient « Aliciaaa!! Aliciaaaaa !! » pour dire bonjour.

Avec le temps, la quantité d’enfant a un peu diminué, et ils étaient une vingtaine à venir régulièrement, mais ça ne veut pas dire que c’est plus simple : comme ils se sentent plus en confiance, ils crient et veulent jouer comme dans la cour de récréation !! En allant passer une matinée à l’école du village, je me rends compte que c’est en fait parfaitement normal… Et je leur ai appris à dire blond, roux, yeux verts/bleus, mais ils ne comprennent pas pourquoi. Ici, ça ne sert à rien de savoir ça !!!

Avec les jeunes/adultes aussi ça a évolué avec le temps : ils étaient entre quinze et vingt-cinq personnes à venir… Ça fluctue un peu plus, en fonction de leur travail !! Ils sont en général très intéressés par la vie européenne, et posent plein de question sur nos façons de vivre.

Je n’avais pas eu la blague de la douche dans le noir depuis un moment, mais un soir j’ai eu mieux !! A l’heure d’aller donner le cours du soir, il y a eu une averse, qui a provoqué une coupure d’électricité (évidemment) !!! Donc on a fait un cours dans le noir, de conversation seulement en anglais. On se posait des questions basiques (tu t’appelles comment, tu as quel âge, tu aimes l’ile etc.), et ils m’ont demandé si j’avais des frères et sœurs. Donc j’ai répondu, et ils ont dit que trois enfants ce n’était pas beaucoup !! Du coup je leur ai posé la question en retour : le premier a 8 frères et sœurs, le deuxième en a 6, et le père du dernier a dix-sept enfants avec deux femmes différentes !!! DIX-SEPT !! Donc okay, trois ce n’est pas beaucoup !! J’ai quand même essayé de défendre le fait que trois enfants c’est une famille nombreuse en Europe, mais ça les faisait juste rire… !

Avec l’arrivée de Clément au village, on a essayé de développer un peu plus le projet de tourisme solidaire. Cependant, la philosophie latinos du « mañana, mañana » ne nous a pas facilité la tâche !! Les cinq femmes ayant monté des chambres d’hôtes communautaires ont du mal à comprendre notre but ici, au-delà de donner des cours de langue… On a essayé de recadrer le service qu’elles proposent, d’aider à l’organisation des activités qui tournent autour du tourisme dans le village pour créer des partenariats, et de développer leurs plans à long terme. Avec l’arrivée ensuite de Charline, le dynamisme des réunions de notre part était à son comble, mais les femmes sont relativement passives, donc à voir si nos actions et conseils auront des répercussions réelles sur leur organisation.

Ce fut pour moi un projet très intéressant, et très enrichissant tant en partage humain, que culturel, et professionnel.

A voir la suite…

Cela fait maintenant 2 jours qu’ont commencés les cours d’anglais à Silico-Creek. L’écoute de musique, l’intérêt pour le 7ième art ou encore la perspective d’une embauche hors de Silico-Creek sont autant de facteurs qui ont amené la population locale à s’intéresser à l’anglais, et à vouloir le pratiquer. C’est pourquoi nous avons décidé de les appuyer dans cette démarche en donnant des cours d’anglais pendant un mois, à raison d’une heure par jour, 5 jours par semaine.

 

Nous avons commencé par faire passer des entretiens individuels aux personnes intéressées, avec pour seul prérequis d’être âgé d’au moins 16 ans. Nous avons ainsi pu mieux comprendre leurs motivations, au premier rang desquelles le tourisme, qui est vu comme une façon de promouvoir à la fois la culture et les traditions locales mais aussi de pérenniser des emplois au sein même de la communauté. Suite à ces entretiens rapides, nous avons constitué 3 groupes répartis entre nos 3 volontaires Philippa, Mounir et Aymeric. Philippa, tout fraichement débarquée dimanche, apporte avec elle son expérience de prof d’anglais pour structurer les cours et conseiller nos deux autres professeurs en herbe.

 

Les élèves se montrent très enthousiastes et assidus… pour l’instant, ce qui ne fait que renforcer la mobilisation de nos volontaires.

 

Comme il est désormais d’usage de conclure un article sur ce blog…

Affaire à suivre…

 

Réunion au sommet

October 4, 2015 by Mariane Behar

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Aujourd’hui a eu lieu au sein de la coopérative SOLARY une réunion du Comité de Direction, du Comité de Vigilance et du Comité de Crédit et certains membres particulièrement impliqués. Au programme, présentation du bilan du programme de micro crédit Grandir Ensemble et discussion autour du développement du programme dans de nouveaux villages.

1. Bilan après deux ans

En 2013, AIME et son partenaire local SOLARY lançaient un programme de micro-crédit pour soutenir les entrepreneurs locaux de la comarca et les aider dans le développement de leurs activités économiques. Aujourd’hui, plus de 30 entrepreneurs ont bénéficiés de ce programme. Ils ont globalement une bonne réussite dans leurs projets, un fort taux de satisfaction et un bon taux de remboursement. Plusieurs personnes de villages alentours se sont montrées intéressées pour participer également au programme. Certaines faiblesses ont cependant été mises en lumière : communication difficile auprès des bénéficiaires, travail bénévole des membres de la coopérative, etc.

 

2. Expansion

L’objectif est de développer le projet pour soutenir plus de 100 entrepreneurs dans la région indigène Ngöbe Buglé. Cela représente environ une dizaine de villages qui pourraient être touchés, déjà identifiés par les membres de la coopérative pour leurs caractéristiques sociodémographiques.

 

3. Viabilité financière

La vision a terme est de permettre au programme de s’autofinancer via un modèle économique pérenne. Pour atteindre ce but, plusieurs mesures ont été prises ou vont l’être. La première mesure est de monter les taux d’intérêt à 24% annuel. Ce taux, bien inférieur au taux moyen de la micro finance au Panama (en moyenne 36%) permet à la fois à la coopérative de couvrir progressivement ses frais de fonctionnement, mais également aux entrepreneurs d’accélérer la croissance de leur activité.  La deuxième mesure consiste à encourager le suivi des entrepreneurs et à renforcer les garanties morales (formation de groupes solidaires, épargne obligatoire, etc.)

 

4. Viabilité organisationnelle

Pour permettre au programme d’être autogéré depuis le Panama, AIME travaille à la montée en puissance de la coopérative sur le management de l’activité de micro-crédit. L’embauche d’un gérant local à temps plein a été validée à partir de janvier prochain. AIME fera appel à un organisme externe spécialisé pour effectuer une mission de conseil en comptabilité. Du matériel informatique et des outils de gestion vont être mis en place pour professionnaliser la gestion du programme. Enfin, des efforts vont être mobilisés pour améliorer l’environnement de travail au sein de la coopérative.

 

Photo credit @ Philippa Cazelle

Le projet consistait en la mise en place d’une ferme communale permettant dans l’avenir un revenu permanent au village, notamment pour de nouveaux projets etc… Nous devions aussi nous occuper des enfants et réaliser la devanture et la finition du dispensaire. Tout cela en 31 jours.

 

Ce fût selon moi, une expérience formidable, un retour à la simplicité. Ce fût 31 jours de partage, à travers nos objectifs à réaliser avec le village, nos temps libre, nos rendez-vous avec les habitants de ce petit village qu’est Avédomé. J’ai embarqué le 15 juillet dans l’avion avec beaucoup d’appréhensions. J’avais peur d’arriver pour la première fois seul dans un pays inconnu, plus pauvre que la France et sans savoir où j’allais réellement atterrir. Mais l’accueil fût radical, mes craintes avaient disparût. Gathor, un bénévole togolais, m’a fait découvrir Lomé, la capitale, grâce notamment aux taxi-motos. Peu de jours après mon arrivé, nous sommes partis à Avédomé, à 50 kilomètres de la capitale. Nous y avons passé la grande majorité de mon séjour.

 

Pendant tout ce temps dans le village, notre vie dans cette communauté était rythmé par les foots, les billes ou les autres jeux organisés pour les enfants, les rencontres et les discussions avec les villageois, la découverte de leur vie (aller chercher l’eau au puits, se laver avec un saut, leur cuisine, leur façon de consommer, le conseil du village, etc…). Découvrir la vie des gens de ce pays à travers les bénévoles ; qui sont aujourd’hui de très bons amis pour moi ; m’a permis de comprendre leur façon de vivre, ce qu’ils ont vécu, le gouvernement, leur façon de voir le monde. Je disais être parti avec beaucoup d’appréhensions, mais je suis revenu d’une certaine façon ressourcé, et impatient de revenir voir les amis que je me suis fait la-haut et de continuer à aider Avédomé.